THT Cotentin-Maine : pas d’enfouissement et avis favorable à l’utilité publique - Article Ouest-France Saint-Lô

Samedi 17 avril 2010

« J’ai remis un rapport définitif au ministre la semaine dernière. Dossier qui sera rendu public, mais en attendant je ne rentrerai donc pas dans les détails, a annoncé le préfet de la Manche. Pour ce qui est d’enterrer une partie des lignes, ça n’a pas été retenu. » Et pour la santé publique ? « Le 27 mars, une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), a donné des recommandations, qu’on prend en compte. » (note de Stop-THT : voir notre communiqué de presse )

Et pour ceux qui mettent en avant le principe de précaution et qui réclament une étude épidémiologique indépendante avant de continuer ? Jean-Pierre Laflaquière rétorque : « Ce sera au ministre de répondre. Moi, j’ai émis un avis favorable à l’utilité publique de ce projet. »

En clair, le préfet ne voit pas l’intérêt de cette étude et botte en touche. Une réponse qui ne satisfait pas les anti-THT qui promettent des référés devant les tribunaux administratifs des régions traversées par la ligne.


Jean-Pierre Laflaquière, préfet de la Manche.
photo : Nicolas Denoyelle


La brève telle que parue dans Ouest-France Mayenne :

Le préfet de la Manche, Jean-Pierre Laflaquière, vient de rendre son rapport sur le dossier épineux de la ligne à très haute tension.
« J’ai remis un rapport définitif au ministre la semaine dernière. Dossier qui sera rendu public mais, en attendant, je ne rentrerai donc pas dans les détails, a annoncé le préfet de la Manche. C’est un rapport volumineux. La commission d’enquête avait formulé des réserves, il y a donc eu un certain nombre d’échanges et il y a eu des études complémentaires. »

Quelles réserves ? « Il y en avait deux fortes. Pour ce qui est d’enterrer une partie des lignes, ça n’a pas été retenu. Sur le plan environnemental, il faut pour une ligne enterrée, réserver 15 mètres de largeur sans rien dessus. Et tous les 500 mètres, il y a un énorme boîtier. Autant dire que ce n’est pas satisfaisant. Et sur le plan économique, c’est le double du coût de la ligne aérienne. » L’autre réserve importante porte sur la santé publique. « Le 27 mars, une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a donné des recommandations, qu’on prend en compte. » Le rapport parle « d’une association statistique entre l’exposition aux champs électromagnétiques produits par les lignes de très haute tension et des leucémies infantiles ». Mais toujours selon l’étude Afsset, « aucun mécanisme d’action n’a pu être décrit et aucun lien de cause à effet n’a non plus été clairement identifié ». L’Afsset « recommande de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ».

Ce qui sera le cas dans la Manche, selon le préfet. Et pour ceux qui mettent en avant le principe de précaution et qui réclament une étude épidémiologique indépendante avant de continuer ? Jean-Pierre Laflaquière rétorque : « Ce sera au ministre de répondre. Moi, j’ai émis un avis favorable à l’utilité publique de ce projet ».

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