10/01 —
THT – RTE contraint de recenser les sites sensibles
A l’occasion de l’examen du projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, le sénateur Philippe Kaltenbach vient de faire adopter un amendement soutenu par le groupe PS demandant à RTE de procéder au recensement de l’ensemble des lignes à haute et très haute tension survolant des établissements abritant des publics sensibles comme des enfants ou des femmes enceintes.
L’amendement PS demande à la filiale Réseau et distribution d’EDF de remettre au gouvernement et au Parlement pour le 31 juillet 2012, un rapport recensant la localisation et le métrage des lignes concernées et une évaluation du coût de déplacement et d’enfouissement de ces lignes sur chacun des sites répertoriés. Auteur de cet amendement, le sénateur des Hauts-de-Seine précise suivre l’une des recommandations de l’Opecst sur la création de zones d’exclusion pour les nouvelles constructions et trouver une solution pour les bâtiments déjà existants.
14/12 —
Article Ouest-France, Brecey : "Ligne THT : KS Services a inauguré sa plateforme brécéenne"

Mardi, en présence de ses responsables parisiens, ainsi que des représentants de son client Réseau de transport d’électricité (RTE) et des élus brécéens, a été inaugurée la plateforme logistique implantée par KS Services à Brécey. Une plateforme dédiée à la gestion de la ligne THT (Très haute tension) Cotentin-Maine.
Lors de la visite du site de stockage regroupant les éléments devant servir à la construction de la ligne électrique de 400 000 volts entre Périers et Laval (163 km de longueur), Patrice Camporelli, directeur général des opérations, a souligné la puissance du système d’information mis en œuvre. Sa planification est revue en permanence à la minute près, « afin de garantir la fluidité des approvisionnements destinés sur le terrain aux sept sociétés réunies dans un Groupement d’intérêt économique (GIE) constructeur. »
Pourquoi choisir une base logistique délocalisée au plus près de ce chantier majeur ? « C’est une première pour nous, a précisé Jean-Michel Ehlinger, de RTE. Nous avons souhaité confier à une entreprise externe la gestion de nos stocks et en faire l’interface entre nos fournisseurs et nos prestataires de travaux. Pour l’instant, 6 000 tonnes de ferrailles sont entreposées sur son parc. A terme, ce sont 40 000 tonnes qui y transiteront. Sans compter les 3 500 à 4 000 kilomètres de câbles. »
La ligne THT Cotentin-Maine
Le chef de projet Cotentin-Maine a fait le point sur la situation de la ligne : « Depuis le 24 novembre, nous sommes dépositaires de tous les permis de construire sur l’ensemble du département de la Manche. Dans le nord, nous démarrons les travaux de fondation et d’assemblage des pylônes. Dans ce secteur-ci, nous commençons cette semaine à aménager les pistes pour que les entreprises, dans la continuité, puissent opérer de même avant de dérouler les câbles. Au-delà des aléas toujours inhérents à un chantier hors normes, nous pouvons relever ce challenge grâce à une collaboration étroite et surtout confiante avec KS Services. »
« Nous sommes heureux qu’une grande entreprise ait eu la pertinence de confier de grandes tâches à une PME, a repris Paul Tremsal, le président de cette dernière. Elle a, sans doute, décelé chez nous l’aptitude d’une équipe à se mobiliser totalement pour atteindre son objectif. » Il a également rendu hommage à l’efficacité des élus locaux et des divers partenaires impliqués.
Ouest-France, le 10/12/2011
(merci à Percy sous Tension pour avoir débusqué l’article entier !)
14/12 —
Article La Voix du Nord : "Projet de ligne à très haute tension : une réunion « santé »... douloureuse"
Par rapport au projet de ligne THT Lille-Arras :
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/...
Projet de ligne à très haute tension : une réunion « santé »... douloureuse
dimanche 04.12.2011, 05:17 - La Voix du Nord

Le Dr Sasco a évoqué les différents risques liés à la santéà proximité des lignes à très haute tension.
Le projet de ligne à très haute tension (THT ; 400 000 volts) entre Lille et Arras, on vous en a déjà parlé puisque le tracé supposé passe chez nous. D’ailleurs, la moitié des réunions d’information est organisée dans la CAHC. Mais la réunion de jeudi soir à Courcelles était spéciale car consacrée à la santé. Avec comme invitée, une chercheuse qui s’est montrée... inquiétante.
PAR ANNA MORELLO
Ils n’étaient pas à la fête jeudi soir, les gens de chez RTE (Réseau de transport d’électricité). La faute au Docteur Annie Sasco invitée par la commission du débat public à faire part de ses observations sur le projet. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne s’est pas fait prier la toubib au CV long comme un bras, directrice de recherche INSERM, ancienne directrice de recherche au centre international de recherche sur le cancer... « Je me suis intéressée toute ma vie au lien entre cancer et environnement... Et je vais défendre un point de vue que RTE n’avait pas l’intention de vous présenter... » Le décor est planté : les champs électromagnétiques (CEM) vont en prendre pour leur grade.
Après l’exposé de Gaëtan Desquilbet, directeur de projet, sur RTE et sur le doublement de la ligne électrique existante (éditions précédentes) , le Dr Sasco reprend les rênes : anomalie de la reproduction, dépression, suicide, mal-être, pathologies cardio-vasculaires, cancers... et surtout, leucémie de l’enfant. Annie Sasco, limpide, explique que même s’ils ne sont pas légions, des cas de leucémie de l’enfant ont été répertoriés chez les bambins vivant près de lignes THT, ou dont la mère a passé sa grossesse près d’une ligne. Et que les champs à basse fréquence générés par ces lignes ont été classés en 2001 par le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) en catégorie 2B, à savoir « cancérogène possible ». « Et depuis le temps a passé, reprend Annie Sasco. Et de nouvelles études démontrent ce risque chez l’enfant. » Chez le foetus et le tout petit précisément. En fait, des effets sur un organisme à développement rapide. « Ce risque n’est pas énorme, mais c’est un risque. Et là, se pose une question : celle de l’interaction entre les facteurs. Ici, par exemple, vous êtes en zone polluée.
Comment agissent les CEM sur les particules métalliques ? On ne sait pas. Pourquoi n’y aurait-il pas d’effet ? En 28 ans le nombre de cancers dans le monde a doublé, pourquoi ? Les modes de vie ont changé, mais ça n’explique pas tout. Pourquoi faire courir ce risque... » Face au public, remonté, Pascal Saint Eve, médecin du travail spécialiste des industries électrique et gazière, a eu bien du mal à faire entendre son point de vue. « Je surveille depuis 18 ans les travailleurs de RTE. Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y a pas aujourd’hui de pathologie avérée. Certains vivent avec leur famille près des postes de transformation électrique, c’est donc qu’il n’y a aucun danger... » Et d’en appeler à l’OMS... Sauf qu’Annie Sasco revient un peu plus tard à la charge : « Je voudrais corriger, vous avez dit que l’OMS dit qu’il n’y a rien. Ce n’est pas exact. Ils disent que ces champs sont "possiblement cancérogènes sur l’humain" sur la base d’une évidence limitée concernant les leucémies de l’enfant. » Très peu de cas donc. Mais très peu, ce n’est pas rien
25/09 —
National Grid set to announce controversial pylons route this week - Article en anglais sur burnham-on-sea.com
Courte explication :
EDF investit en Grande-Bretagne, achète des producteurs d’électricités nucléaires, lancent des projets de nouveaux réacteurs nucléaires et, forcément, le gestionnaire du réseau électrique (National Grid, l’équivalent de RTE) annonce une nouvelle ligne Très Haute Tension. Ca vous rappelle quelques choses ?
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A decision on the route of a controversial power line through Somerset - which could include the Burnham-On-Sea area - is to be announced by energy bosses on Thursday (September 29th).
National Grid is to reveal its preferred route corridor for a proposed 400,000 volt overhead line between Hinkley Point and Avonmouth.
The announcement has already been condemned as ’pointless’ by campaigners. Local resident Wendy Kemshead, who is opposed to the pylons, told Burnham-On-Sea.com "It is totally premature and ridiculous to announce the route for high voltage, overhead pylons from Hinkley to Avonmouth when the building of the new Hinkley nuclear reactor has been delayed, and a decision has not yet been made about whether pylons should even be used."
Campaigners believe all of the Hinkley transmission route should be placed underground.
Paul Hipwell from pressure group No Moor Pylons told Burnham-On-Sea.com : "According to National Grid’s own figures, the cost for putting the entire Hinkley to Avonmouth route underground would equate to only £1 on the average domestic electricity bill. We think that one pound is a price well worth paying to protect the stunning Somerset countryside and the 26,000 jobs in tourism in this area."
He added that National Grid originally claimed it would cost twelve to seventeen times more to bury the cables than to erect pylons, but experience in other countries suggests that it is only three to four times more expensive.
And he added : "National Grid are ignoring the feedback and views of our elected representatives and instead proceeding to announce which is their preferred route choice for electricity pylons."
"They are holding a meeting at Bridgwater Exchange on 29th September to announce their decision to officers, members and MPs."
"Despite a request, no members of the public or campaign groups have been invited. The views of people across the region are clear, they want to see the pylons put underground or undersea."