Articles Ouest-France de Novembre et Décembre 2009 et Janvier 2010
Vendredi 5 février 2010 // Articles de presse
Voici une compilation des articles trouvés sur le site internet de Ouest-France.
La coordination interrégionale Stop-THT n’est, bien-sur, pas d’accord avec la totalité des propos, ou opinions exprimées (en particulier sur l’enfouissement qu’elle refuse, mais aussi sur le fatalisme qu’elle combat !).
Les articles ou brèves sont classées par ordre chronologique
- THT : la convention agricole
- Quatre maires anti-THT (...)
- Le dossier THT au tribunal
- Ligne THT : un comité de (...)
- Ligne THT : Vitré communauté
- THT : quatre élus reçus à (...)
- THT : Vitré communauté prend
- « Oui, mais » à la future (...)
- Ligne THT : « Oui, avec (...)
- Avranches : ligne THT et (...)
- Ligne EDF THT et députés : (...)
- Voeux du maire : « Que la (...)
- Les anti-THT à nouveau devant
- Ligne 400000 volts : les (...)
- Bientôt un comité local de (...)
- Bientôt un comité local de (...)
- Les riverains de la THT, (...)
- Ils demandaient la condamnatio
- Percy par-ci... Percy par-là
- La ligne THT Cotentin-Maine
THT : la convention agricole bouclée
Normandie
mardi 03 novembre 2009
Lancé voici deux ans, le projet d’indemnisation des agriculteurs riverains de la future ligne est achevé. Reste à le signer.
D’ici la fin de l’année, la convention agricole spécifique de la future ligne THT sera signée. Depuis deux ans, RTE (Réseau de transport d’électricité) négocie avec les quatre départements concernés par la future ligne à très haute tension (400 000 volts) Cotentin-Maine, qui acheminera le courant produit par l’EPR en cours de construction à Flamanville. Des représentants agricoles de la Manche, de l’Ille-et-Vilaine, du Calvados (pour une commune) et de la Mayenne, ont travaillé à la rédaction de ce projet d’indemnisation.

Parmi les points essentiels, une enveloppe d’un million d’euros pour la totalité des 163 km de ligne, « mais pas que ça, souligne Jean-Marc Perrin, responsable du projet THT à RTE. Cette convention comporte des engagements pour les élevages. Par exemple, la ligne ne surplombera aucun bâtiment. Avant l’arrivée de la ligne, nous réaliserons des diagnostics électriques des infrastructures métalliques des exploitations, et nous prendrons en charge les aménagements nécessaires pour éviter les courants parasites. » De même, des diagnostics zootechniques seront menées par des vétérinaires.
Une fois cette convention signée, RTE va élaborer « l’ajustement sur mesure, parcelle par parcelle » pour transformer l’actuel tracé de principe de la ligne, en tracé de détail. Celui-ci devrait être connu à la fin du premier semestre 2010.
Nathalie LECORNU-BAERT.
Quatre maires anti-THT devant le tribunal administratif de Caen
A la une
vendredi 06 novembre 2009
Les maires de quatre communes du Sud-Manche, Chevreville, Saint-Sébastien-de-Raids, La Chapelle-Cécelin et Chassegué, étaient convoqués devant le tribunal administratif, à Caen, ce vendredi. Motif : ils avaient pris des arrêtés pour refuser les travaux préparatoires à la ligne Très haute tension Normandie-Maine sur le territoire de leurs communes.
Le 23 décembre dernier, Réseau de transport électrique (RTE) et le préfet de la Manche ont demandé et obtenu du même tribunal l’annulation de 15 arrêtés similaires. "On nous reproche de prendre nos décisions trop tôt, remarque Gilbert Daniel, maire de Chevreville, mais demain, ne sera-t-il trop tard ?"
Le dossier THT au tribunal administratif
Chèvreville
vendredi 06 novembre 2009
Les élus de la commune du Sud-Manche, la plus impactée par le tracé de la ligne THT, entendent bien se faire encore entendre.
L’arrêté pris contre le passage de la ligne THT (très haute tension) Cotentin-Maine va être instruit ce vendredi 6 novembre à 9 h 15 au tribunal administratif de Caen. Outre Chèvreville, trois autres communes doivent être auditionnées : Saint-Sébastien-de-Raids, La Chapelle-Cécelin et Chasseguey.
Selon le maire Gilbert Daniel, qui est aussi le coordinateur du collectif des élus de la Manche, et les autres élus de Chèvreville, après toutes les actions menées contre la THT, ils ont « encore des armes pour faire pression ».
Lors de la dernière réunion de conseil, le 19 octobre, ils ont délibéré sur une nouvelle assignation du préfet au tribunal de grande instance de Coutances.
Pour rappel, Chèvreville d’une surface de 450 ha, compte 202 habitants au dernier recensement. Elle est la commune la plus impactée par le tracé sur les 64 concernées. La THT se trouvera près du bourg.
Les élus ajoutent : « Depuis la connaissance du tracé de la THT, la commune n’a eu aucun permis de construire déposé en 2007, 2008 et 2009, alors qu’il y en avait régulièrement auparavant. Tout est en sommeil depuis trois ans. »
Ligne THT : un comité de défense des riverains dans le pays de Vitré
Bréal-sous-Vitré
Environnement
vendredi 11 décembre 2009
Ce soir, vers 23 h, s’est constitué un comité local de défense des riverains de la ligne THT qui doit acheminer le courant du futur réacteur nucléaire de Flamanville (Manche). Cette création a fait suite à une réunion organisée à la salle des fêtes de Bréal-sous-Vitré. Une cinquantaine de personnes y ont participé. L’association mère s’est constituée, il y a deux mois, dans la Manche. Son ambition est de fédérer toutes les personnes directement concernées par le passage de la ligne à très haute tension. En Ille-et-Vilaine, cinq communes sont directement touchées par le projet : Bréal-sous-Vitré, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Mondevert et Le Pertre. Des contacts sont pris pour créer bientôt un autre comité local dans la Mayenne.
Ligne THT : Vitré communauté veut une étude épidémiologique
Vitré
Environnement
dimanche 13 décembre 2009
Les élus de Vitré communauté demandent une étude épidémiologique à ERDF pour connaître les risques de ces lignes sur la santé.
Stéphane GEUFROI
« On est allés dans une ferme à Domloup : c’est un anti-modèle pour ERDF ». Pierre Méhaignerie, président de Vitré communauté est allé voir sur place, stupéfait de découvrir « la ferme à 70 mètres de deux grandes lignes à 400 000 volts et en plus, elle est impactée par le tracé du passage de la future ligne à grande vitesse du TGV. » Samedi, interpellé par des élus de la communauté d’agglomération réunis à Vitré, Pierre Méhaignerie a annoncé que « Vitré communauté prend un avocat afin d’aller devant le tribunal face à ERDF chaque fois qu’il sera nécessaire de protéger la santé. En choisissant un avocat, nous sommes décidés à engager un rapport de force avec ERDF ». Il souhaite également officiellement qu’une étude épidémiologique soit réalisée. « Le cas échéant, nous irons devant le tribunal pour savoir si le principe de précaution est appliqué. Vitré communauté finance l’avocat. S’il y a des intérêts collectifs à défendre, il est clair qu’il faut en contrepartie indemniser dans de bonnes conditions ! »
THT : quatre élus reçus à la préfecture de la Manche
Le Chefresne
Environnement
lundi 14 décembre 2009
Après le tribunal de Coutances vendredi, les représentants des anti-THT sont allés à la préfecture à Saint-Lô ce lundi. Vers 11 h, quatre élus, ainsi que le président de l’association des riverains de la ligne très haute tension (THT), ont été reçus par les services de la préfecture à Saint-Lô. « Nous voulions obtenir le rapport de la commission d’enquête. Document que nous aurions dû recevoir comme le stipule la loi », a déclaré Jean-Claude Bossard, le maire du Chefresne. Une fois de plus, les élus sont donc repartis les mains vides. « On nous a, cette fois, promis le document pour vendredi prochain... »
THT : Vitré communauté prend un avocat face à ERDF
Ille-et-Vilaine
lundi 14 décembre 2009
« On est allé dans une ferme à Domloup : un anti-modèle pour ERDF. La ferme est à 70 m de deux grandes lignes à 400 000 volts et en plus, elle est touchée par le tracé du passage de la future ligne à grande vitesse du TGV. »
Samedi, devant les élus de la communauté d’agglomération réunis à Vitré, le président de Vitré communauté Pierre Méhaignerie a annoncé que « la communauté d’agglomération prend un avocat afin d’aller devant le tribunal face à ERDF chaque fois qu’il sera nécessaire de protéger la santé. En choisissant un avocat, nous sommes décidés à engager un rapport de force avec ERDF ».
Les élus de la communauté d’agglomération demandent qu’une étude épidémiologique soit réalisée. « Le cas échéant, nous irons devant le tribunal pour savoir si le principe de précaution est appliqué. Vitré communauté finance l’avocat. S’il y a des intérêts collectifs à défendre, il est clair qu’il faut en contrepartie indemniser dans de bonnes conditions ! »
« Oui, mais » à la future ligne THT
A la une
jeudi 17 décembre 2009
La ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts, devant relier le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau, se concrétisera par 320 pylônes sur 163 km dans la Manche, le Calvados, l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne.
L’avis de la commission d’enquête est favorable mais confirme la nécessité d’une enquête épidémiologique et pose la question de l’enfouissement d’une partie de la ligne.
La ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts, devant relier le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau, se concrétisera par 320 pylônes sur 163 km dans la Manche, le Calvados, l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne. L’avis de la commission d’enquête est favorable mais confirme la nécessité d’une enquête épidémiologique et pose la question de l’enfouissement d’une partie de la ligne.
Philippe Renault
Ligne THT : « Oui, avec des réserves »
Normandie
jeudi 17 décembre 2009
Feu orange pour la ligne THT prévue dans la Manche, la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine.
Archives « Ouest-France » Jean-Paul Jaslet
L’avis de la commission d’enquête sur la ligne THT Cotentin-Maine, qui doit relier le futur EPR de Flamanville au réseau électrique, sera rendu public demain.
Trois régions : Basse-Normandie, Bretagne, Pays de Loire.
Quatre départements : Manche, Calvados, Ille-et-Vilaine, Mayenne.
Et 130 communes, dont 64 directement impactées par le tracé. La ligne Très haute tension (400 000 volts) devant relier le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau, se concrétisera par 320 pylônes répartis sur 163 km.
L’enquête publique, qui s’est déroulée du 2 juin au 17 juillet, a bien mobilisé. D’autant que les riverains ont sous les yeux la double ligne de 400 000 volts mise en place en 1984 pour le premier réacteur de la même centrale de Flamanville.
Crises sanitaires
En 1983, l’enquête publique précédant cette double première ligne THT s’était déroulée sans anicroche majeure. Il est vrai qu’« on nous a montré des documents de lignes de 90 000 volts. Quand on a vu les pylônes, ce n’était pas la même chose », se souvient un habitant. Depuis les mentalités marquées par les crises sanitaires contemporaines (vache folle, grippe aviaire) ont évolué : quelles sont les conséquences sur la santé des effets électro-magnétiques ?
Au final, selon des sources concordantes, l’épais rapport de l’enquête publique 2009, rédigé par les trois commisaires-enquêteurs donne un avis favorable mais assorti de réserves. L’une porte sur la nécessité d’une enquête épidémiologique, réclamée à cor et à cri. L’autre pourrait être qualifiée de « questionnement » sur l’enfouissement d’une partie de la ligne.
Pour que la procédure se poursuive, les réserves doivent être levées. Si c’est le cas sans difficulté majeure pour la première, qu’en est-il de la seconde ? Tout dépend du libellé détaillé de cette deuxième réserve.
Utilité publique
Portant aussi sur des modifications de plans d’urbanisme, l’enquête publique doit être suivie de neuf Déclarations d’utilité publique (Dup). But essentiel d’une DUP : permettre les expropriations.
« Sans Dup juridiquement bordée, pas de ligne THT », estime un habitué de ces dossiers. Complexité supplémentaire : certaines de ces DUP devront être signées par un ou des ministres (décrets), d’autres relèvent des préfets des départements concernés (arrêtés).
Sans lire dans le marc de café, la suite du dossier sera vraisemblablement judiciaire : en cas de recours, les Dup ministérielles sont examinées par le conseil d’État. Après une visite sur place, le conseil d’État a annulé le 10 juillet 2006 la DUP de la ligne électrique à haute tension qui devait traverser le site du Verdon. Mais il s’agit d’un site classé.
Jean-Pierre BEUVE.
Avranches : ligne THT et députés, le courant passe mal
Edition Avranche, rubrique Énergies
mardi 05 janvier 2010
Députés de la Manche, Guénhaël Huet, et de la Mayenne, Yannick Favennec, sont en phase pour plus de transparence sur le projet de ligne très haute tension Cotentin-Maine. Ils veulent des études épidémiologique et de faisabilité d’enfouissement de 30 % de la ligne.
Au nom du principe de précaution, il y a de la très haute tension entre députés UMP de la Manche, de la Mayenne et RTE. Guénhaël Huet et Yannick Favennec sont en phase pour dire tout le mal qu’ils pensent du « mépris et de l’arrogance de RTE (Réseau de transport d’électricité) et des services de l’État. Les bons projets sont des projets partagés et non, comme c’est le cas pour la THT, les projets imposés par la technocratie. » Si la commission d’enquête publique a rendu un avis favorable, il est assorti de 5 réserves et 4 recommandations qui apportent de l’eau au moulin des parlementaires. Si ces conditions ne sont pas remplies, « l’avis de déclaration d’utilité publique est réputé défavorable ». Par ailleurs, Guénhaël Huet et Yannick Favennec estiment que si, « en vertu du principe de précaution, le gouvernement a su se mobiliser contre la grippe H1N1, il faut qu’il en soit de même pour la THT ». Et puis, c’est la période, un vœu : « Que 2010 soit l’année de la transparence ».
En deux mots : tous au… courant.
Ligne EDF THT et députés : le courant passe mal
Mayenne
mercredi 06 janvier 2010
Au nom du principe de précaution, il y a de la très haute tension entre députés de la Manche, de la Mayenne et RTE, réseau transport d’électricité, à l’origine du projet.
Le mépris
C’est la ligne EDF Très haute tension Cotentin-Maine qui était, hier après-midi et en direct de Saint-Hilaire-du-Harcouët dans le Sud-Manche, au centre des préoccupations des députés UMP de la Manche, Guénhaël Huet, et de la Mayenne, Yannick Favennec. Les deux parlementaires sont en phase pour dire : « Nous nous insurgeons contre le mépris et l’arrogance de RTE (Réseau de transport d’électricité), qui fait la sourde oreille à nos questions, et des services de l’État. Les bons projets sont des projets partagés et non, comme c’est le cas pour la THT, les projets imposés par la technocratie. »
La nécessaire étude
La commission d’enquête publique (6 088 avis récoltés) a rendu son avis. Il apporte de l’eau au moulin des parlementaires. Si les sept commissaires ont dit « oui », il y a, surtout, un « mais » : cinq réserves et quatre recommandations. Rayon réserves ? Nécessaire étude épidémiologique et de faisabilité de l’enfouissement partiel, maîtrise foncière, éventuels rachats de maisons, indemnisation des pertes de valeur patrimoniale.
Rayon recommandations ? Convention avec les agriculteurs, engagement de RTE sur l’environnement, concertation pour les préjudices économiques, prise en compte des préjudices visuels. Si ces conditions ne sont pas remplies, « l’avis de déclaration d’utilité publique est réputé défavorable. » C’est sans appel.
Les amendements de la précaution
Si le gouvernement s’est, « en vertu du principe de précaution, mobilisé contre la grippe H1N1, il faut qu’il en soit de même pour la THT. Face à ceux qui font de l’écologie catastrophiste, il doit, tout comme RTE, entendre les arguments de ceux qui font de l’écologie positive. » Après une proposition de loi pour l’enfouissement de 30 % des lignes THT avant fin 2012, les députés déposeront un nouvel amendement visant à aider les riverains à financer des travaux de protection contre les champs électromagnétiques. Et puis, c’est la période, un voeu : « que 2010 soit l’année de la transparence ».
En deux mots : tous au... courant.
Voeux du maire : « Que la THT soit enterrée »
Chèvreville
mercredi 13 janvier 2010
Gilbert Daniel, accompagné du député Huet, a présenté ses voeux aux habitants de Chèvreville.
Samedi, le maire, Gilbert Daniel, a offert ses voeux à la population, en présence du député Guenhaël Huet. L’effectif prévisionnel du RPI pour la rentrée 2010 est à la hausse mais son avenir est menacé par la future charte départementale d’organisation des écoles rurales. « Cette charte oblige le regroupement sur un même site de quatre classes minimum. »
Le maire s’interroge. « L’intercommunalité aura t-elle les moyens de créer ces nouvelles structures pour obéir aux exigences de l’académie qui vont détruire encore plus nos communes sinistrées par le futur passage de la ligne THT ? »
La ligne THT, l’autre sujet qui fâche à Chèvreville. Une ligne que le maire et le député veulent voir enterrée. Le député a assuré encore la commune de son soutien et de sa volonté de faire enfouir cette ligne sur 30 % de sa longueur, lors des passages à proximité des habitations, comme à Chèvreville. « Il faut continuer le combat jusqu’au bout. »
Le maire a ensuite évoqué les chantiers de l’année passée, dont la réfection de voirie, et ceux à venir. Pas de gros chantiers en 2010 mais il faudra tout de même prévoir « des réfections de chaussées sur les voies communales, le nettoyage des rigoles et des fossés, la remise en conformité de l’alimentation électrique des cloches de l’église » et l’achat de matériel.
Les anti-THT à nouveau devant le tribunal contre le préfet de la Manche
Coutances
Justice
jeudi 14 janvier 2010
Dix-huit communes et un collectif d’associations anti-THT ont à nouveau saisi le juge des référés de Coutances ce jeudi afin de faire condamner le préfet de la Manche pour « voie de fait ». Ils lui reprochent de ne pas encore avoir commandé d’étude épidémiologique pour la ligne Très haute tension (THT). Les deux avocats du préfet, dont un avocat parisien habitué à défendre les agents de l’Etat, ont plaidé l’incompétence du tribunal. Délibéré le jeudi 28 janvier.
Ligne 400000 volts : les 320 pylônes confirmés
Mayenne
jeudi 14 janvier
Bientôt un comité local de défense anti-THT à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Saint-Hilaire-du-Harcouët
Faits de société
vendredi 22 janvier 2010
Jeudi soir, 21 janvier, une centaine de personnes ont assisté à une réunion visant à la création d’un comité local de défense des riverains de lignes haute et très haute tension à Saint-Hilaire-du-Harcouët. L’association d’ampleur nationale a pour vocation de regrouper tous les riverains en France des lignes THT : « pour exiger de l’Etat qu’il réalise enfin l’étude épidémiologique et environnementale auprès des riverains, qu’il mette à disposition des personnes qui souhaitent un expert pour mesurer les champs magnétiques, et un homme de loi pour les aider à gérer leurs problèmes juridiques. »
Bientôt un comité local de défense des riverains de lignes THT
Saint-Hilaire-du-Harcouët
samedi 23 janvier 2010
Une centaine de personnes réunies jeudi soir en vue de créer un comité de défense des riverains des lignes HT et THT.
Une centaine de personnes ont assisté à la réunion de l’Association de défense des riverains des lignes haute et très haute tension (HT et THT). L’objectif était de créer un comité local de défense. Ce comité devrait voir le jour rapidement par le biais de l’association présidée par Guillaume Anfray « Le Mortainais sans 400 000 volts » qui a introduit la réunion.
Serge Godreuil, président, Géraldine Tallec, secrétaire et Nadine Laloi, trésorière ont présenté leur association née suite à la restitution des résultats de l’enquête citoyenne « Vivre avec une ligne THT ? » qui a mis en évidence une dégradation significative des conditions de vie et de travail au voisinage des lignes THT
« L’association » explique la secrétaire, « a pour vocation de regrouper tous les riverains en France des lignes haute tension et très haute tension existantes ou en projet pour exiger du Préfet et de l’État qu’ils réalisent enfin l’étude épidémiologique et environnementale auprès des riverains ; mettre à disposition des riverains qui le souhaitent, un expert pour mesurer les champs magnétiques ; mettre à disposition des riverains qui rencontrent des problèmes, un juriste et un avocat. »
Géraldine Tallec évoque la création d’un comité local avec un représentant pour être au plus près des riverains, « d’où cette réunion d’information. »
Et les témoignages ont fusé, notamment celui de Serge Provost du canton de Saint-James qui se bat depuis 20 ans. Il affirme que tout individu est sensible à l’électricité.
Les riverains de la THT, entre abandon et crainte
Mayenne
mercredi 27 janvier 2010
À la Croixille, la ligne THT fait parler les habitants. « Moi je suis contre » dit Régis. « Moi je ne sais pas, mais c’est vrai que la majorité des habitants n’en veut pas », constate Amélie, la patronne de La Gourmandise.
À Beaulieu et La Croixille, la ligne à très haute tension fait peur. Alors que la commission d’enquête publique demande une étude, les habitants se résignent ou s’inquiètent.
« Je n’ai pas envie de parler de ça. » Et la dame referme sa porte, poliment mais fermement. Plus loin, l’occupante d’une ferme, se fait plus précise. « Il ne faut rien dire alors je me tais. » Elle a pourtant été très impliquée sur le dossier. « Oui, mais c’est fini... Si nous restons, nous ne serons indemnisés que pour quelques poteaux, c’est tout. Alors, nous allons partir. »
À Beaulieu-sur-Oudon, mieux vaut éviter de parler de la THT si vous voulez vous faire des amis. « Le sujet est tabou. Les gens se sont opposés », explique Nathalie. D’ailleurs l’idée de cohabiter avec la THT ne la réjouit pas elle non plus. « Surtout que, pas loin, nous aurons la LGV (ligne à grande vitesse) et une carrière. Ça fait beaucoup, non ? » Eux aussi pensent à partir.
Beaulieu-sur-Oudon a la gueule de bois. Et les réserves de la commission d’enquête publique ne changent rien (voir plus bas). À l’évocation du mot THT, on vous tourne le dos. Ou on vous parle des habitations en vente actuellement. Ou du lotissement qui s’ennuie avec son unique maison. Foi d’un habitant : « La THT, c’est pas ça qui va attirer du monde ici ! »
« Ils ont été achetés », dit l’un
Nettement plus au nord, la ligne THT passera entre Bourgneuf-la-Forêt et La Croixille. Accoudé au bar du restaurant La Gourmandise, Régis, 31 ans va droit au but. « Je suis carrément contre même si je ne suis pas directement concerné. » La propriétaire des lieux, Amélie, reste neutre mais elle constate « que la majorité du village est contre ».
Pourquoi cette hostilité ? Il faut bien de l’électricité, non ? Oui bien sûr, mais les habitants ont leurs arguments : les craintes pour la santé, la perte de valeur des biens immobiliers. À sa table, un homme témoigne : « Je me suis embêté à construire une maison en respectant l’architecture locale et on veut nous mettre des tours en ferraille, faut savoir... »
En face de lui, Alain, un artisan. Lui s’inquiète des risques d’interférences de la ligne avec les appareils électriques. « Je fais des cuisines pour des riverains de la THT mais je ne sais pas quoi leur dire. Personne ne nous informe. »
Tout le monde est dans le flou. Les réunions d’informations sont rares. Alors, dans la campagne de La Croixille, les bruits courent vite. « Ce sont les communes qui ramassent l’argent, pas les riverains », dit un agriculteur. « Les riverains les plus concernés ne disent rien. Ils ont été achetés », croit savoir un autre.
Cette dernière réflexion fait bondir André Portais. « Ah non, vous ne trouverez personne de favorable à leur ligne ici ! » Lui et sa femme, Jeanine, sont en retraite dans leur ferme de La Rocherie. « Elle va passer juste à côté de chez nous, à 200 ou 300 mètres. Mais on ne sait même pas où seront les poteaux. » André sait une chose. « On ne touchera rien du tout. »
Jean-François VALLÉE.
Ils demandaient la condamnation du préfet : les anti-THT déboutés
Coutances
Justice
jeudi 28 janvier 2010
Le collectif anti-THT demandait la condamnation du préfet de la Manche, Jean-Pierre Laflaquière pour voie de fait. En l’occurrence, pour ne pas avoir fait réaliser une enquête épidémiologique sur les retombées de la ligne Très haute tension. Ce jeudi, le juge des référés de Coutances a débouté le collectif. Celui-ci compte revenir devant le tribunal de Coutances. « Nous irons au bout des procédures », déclare le président du collectif Jean-Claude Bossard.
Percy par-ci... Percy par-là...
Percy
jeudi 28 janvier 2010
Privé. Privés par le Service départemental des routes des croix bleues plantées sur les bermes à proximité du couloir de ligne de la probable THT, les adhérents de Stop THT ont trouvé la parade. Les croix sont désormais plantées en terrain privé tout près des routes. C’est le cas à Montabot, à proximité de l’ancien cimetière de la Pâture où on vient de retrouver trace de 50 sépultures de protestants.
Deux poids et deux mesures. Porte-parole des maires opposés au passage de la THT, et candidat aux prochaines régionales sur la liste Europe écologie, Jean-Claude Bossard s’étonne « qu’on enlève les croix bleues plus vite que la neige et que les panneaux d’Apli soient laissés en place, eux ». Juste une remarque car, bien évidemment, dans ce second cas, il précise bien « n’avoir rien contre » lesdits panneaux des producteurs de lait.
La ligne THT Cotentin-Maine traversera la forêt du Pertre
Châteaubourg - Vitré
mardi 02 février 2010
Pour bon nombre de membres du Syndicat d’urbanisme, le passage de la ligne THT dans la forêt du Pertre est un moindre mal.
Réuni lundi 1 er février à la Maison de l’eau, le syndicat d’urbanisme du Pays de Vitré devait décider de la compatibilité du Scot (Schéma de Cohésion Territoriale) avec le projet de ligne THT Cotentin-Maine. Venant du département de la Mayenne, il est en effet prévu que le tracé fasse une incursion à l’est du Pays de Vitré avant de repartir en Mayenne. Ce virage s’explique par la présence de carrières à Bréal-sous-Vitré, ce qui empêche la fameuse ligne de « passer tout droit » !
La ligne passera de toute façon
« Si la ligne ne passe pas là, elle passera de toute façon ailleurs ! », a déclaré, philosophe, Louis Ménager, le président du syndicat. Et d’ajouter : « Il est préférable qu’elle passe au milieu de la forêt du Pertre plutôt que dans des zones d’habitat ou d’activités ».
Seul problème et de taille, le contenu du Scot, approuvé en 2007, ne permet pas actuellement le passage de la ligne THT sur les communes d’Erbrée, la Chapelle Erbrée, Bréal-sous-Vitré, Mondevert et le Pertre. « Le principal motif de cette incompatibilité est le classement de la forêt du Pertre en zone de très grand intérêt paysager », a expliqué André Giffard, le directeur du syndicat.
Quelques mois plus tôt, du 2 juin au 17 juillet 2009, le projet de ligne THT a été soumis à une enquête préalable à la déclaration d’utilité publique.
La commission d’enquête a conclu entre autre que « les sites de très grand intérêt paysager peuvent bénéficier d’une disposition dérogatoire spécifique, qui sera inscrite au PADD (Projet d’Aménagement et de développement Durable) », a indiqué André Giffard.
Il ne restait plus aux 66 communes composant le Syndicat d’urbanisme qu’à donner leur avis sur cette mise en compatibilité. « On nous demande notre avis mais il nous est déjà imposé ! », ont déclaré certains représentants. Pour d’autres, « c’est un coup d’épée dans l’eau ! ». Au final, le président, Louis Ménager, a proposé la formule suivante : « On ne s’oppose pas mais le projet doit prendre en compte les observations des communes ».

