Articles après l’occupation de la préfecture de Laval et Saint-Lô

Jeudi 27 novembre 2008 // Articles de presse

Article du Courrier de la Mayenne du jeudi 27 novembre 2008 :

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Ouest-France Mayenne du samedi 22 novembre 2008

Les anti-THT investissent la préfecture

La trentaine de manifestants a obtenu la promesse de la préfète qu’ils rencontreront la secrétaire d’État à l’Écologie le 18 décembre. « Madame la préfète nous a promis depuis juillet un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie. Mais depuis, rien, malgré nos relances ! » Une trentaine de manifestants ont investi l’entrée de la préfecture, vendredi, à 16 h. Parmi eux, une quinzaine de membres de « Mayenne survoltée », fédération de la trentaine d’associations du département qui s’opposent au projet de ligne à très haute tension (THT) Maine-Cotentin.

Le groupe de manifestants se composait d’habitués des combats écologiques mais aussi de simples citoyens directement concernés par le projet. Leur objectif : obtenir des garanties de la préfète concernant un rendez-vous avec le ministre. « Nous avons décidé d’une action conjointe avec le collectif interrégional qui réunit la Manche, la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine. Nous savons que la secrétaire d’État à l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet va venir à Laval le 18 décembre et nous réclamons un rendez-vous avec elle. Nous voulons lui demander un moratoire sur les lignes THT », détaille Sylvain Geffray, porte-parole du collectif mayennais.

Gaz lacrymo à Saint-Lô

« Déterminés » et menaçant de rester toute la nuit s’il le fallait, les militants ont finalement été reçus vers 17 h 30 par la préfète. Au sortir des discussions, ils étaient satisfaits du dialogue engagé. « Pour Borloo, c’est non. Mais la préfète s’est engagée à ce que Nathalie Kosciusko-Morizet reçoive des représentants des trois départements lors de son déplacement en Mayenne. Nous devons recevoir une confirmation écrite très rapidement. » Un manifestant menace : « si la promesse n’est pas tenue, nous reviendrons ». Le cortège s’est ensuite dispersé dans le calme vers 18 h 30.

À la préfecture de Saint-Lô (Manche), où se déroulait une action similaire, les négociations ont tourné court. Les manifestants se sont fait déloger par les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

Audrey TAMINE et Jacques DUPLESSY. Ouest-France


Ouest-France Saint-Lô, 22 novembre 2008

Les anti-THT investissent la préfecture

Dix-huit militants anti-THT (ligne très haute tension) ont été délogés par la police, hier à Saint-Lô. Ils avaient envahi la préfecture de la Manche.

Atmosphère tendue à la préfecture de la Manche hier après-midi. Dix-huit militants anti-THT ont investi vers 16 h le premier étage du bâtiment administratif, au niveau des cartes grises.

Les « anti-THT » réclament un entretien avec le ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo. « Depuis le printemps dernier, nous avons envoyé de nombreux courriers au ministre de l’Environnement. Sans réponse. C’est dommage d’en arriver là pour obtenir un rendez-vous », déplore Christophe Gosselin, membre de la coordination interrégionale Stop-THT, favorable à un moratoire suspensif du projet de ligne très haute tension qui doit évacuer l’électricité produite par le troisième réacteur en construction actuellement à Flamanville (Manche).

Le ton est monté

D’importants moyens de police ont été mobilisés pour les déloger. Le ton est monté, quand, parvenant à pousser vers la sortie les militants manu militari, les policiers se sont retrouvés bloqués par une vingtaine de manifestants qui attendaient la délégation à l’extérieur. Avec une barrière métallique, ils comptaient empêcher les policiers d’évacuer leurs camarades. Après un court affrontement, les forces de l’ordre ont sorti les bombes lacrymogènes pour les disperser.

Au final, les militants n’ont pas obtenu de rendez-vous avec le ministère de l’Environnement. « Nous devons d’abord écrire un courrier au préfet... » La même action se déroulait simultanément à Laval. La délégation mayennaise a, quant à elle, obtenu un rendez-vous avec Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’écologie, lors de sa venue le 18 décembre en Mayenne.

Affrontements musclés entre les forces de l’ordre et une quarantaine de militants anti-THT venus investir la préfecture, hier après-midi. Arrivés à 16 heures, ils sont repartis vers 18 heures, dirigés manu militari vers la sortie par les policiers et chassés à l’aide de gaz lacrymogène. La délégation Stop-THT voulait obtenir la promesse écrite d’un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie.

En vain.

Voir en ligne : Le communiqué de l’action

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