Attention à la désinformation sur les "pointes" de consommation d’électricité

Jeudi 3 décembre 2009 // Alternatives

Nous relayons ici plusieurs textes issus de NégaWatt, des artciles du Journal de l’Environnement (JdlE) commentés et mis en perspective par le Collectif Urgence Réchauffement Climatique (Curc de Ploufragan), puis un autre commentaire de nos amis du CURC concernant un article de "désinformation" de Ouest-France, enfin une contribution de Brest Métropole.


 Communiqué de NégaWatt

http://www.negawatt.org

Mardi 1er Décembre 2009

Pointe électrique en France … zéro pointé !

Les records successifs de puissance de pointe électrique appelée sont devenus autant d’alertes sur une possible panne du système électrique en cas de vague de froid. Cette situation révèle les limites d’un choix structurel absurde dès l’origine, unique au monde : le développement simultané du « tout nucléaire » et du chauffage électrique.

Celui-ci représente en effet l’essentiel de la variation de consommation et de puissance enregistrée dans le système électrique français, structurant et dimensionnant l’ensemble des infrastructures de réseau et de production. Ainsi, lors du record de consommation du 7 janvier 2009, plus d’un tiers de la puissance appelée était due au seul chauffage électrique. Le développement continu de ce mode de chauffage amplifie le phénomène.

Ainsi les besoins de puissance pour quelques jours ou quelques semaines augmentent en moyenne de l’équivalent d’un réacteur EPR par an ! En période de froid, une baisse de température de 1°C engendre une consommation supplémentaire équivalente à celle de la ville de Paris…

Tout le monde ou presque y perd : la sécurité énergétique bien sûr, mais aussi l’environnement du fait notamment des émissions accrues de gaz à effet de serre, la collectivité qui finance le surdimensionnement des infrastructures, les consommateurs qui paient au prix fort cette électricité de pointe, les contribuables qui couvrent le coût social de la précarité associée, et même les producteurs, à commencer par EDF.

Les gagnants sont beaucoup plus rares : traders d’électricité, fabricants de convecteurs électriques, promoteurs et constructeurs de logements, pays producteurs de gaz et de pétrole. Mais ils ont une grande influence. Les pouvoirs publics n’actionnent aucun des leviers à leur disposition pour infléchir la tendance, quand ils ne choisissent pas délibérément de la renforcer.

Ce zéro pointé du système électrique est tout sauf une fatalité. Un choix simple s’offre à nous :

- la fuite en avant vers toujours plus de capacités de production et d’acheminement d’une électricité de plus en plus ruineuse et polluante, au profit de quelques-uns et au détriment de tous les autres. C’est cette orientation habillée sous le terme politiquement correct de « gestion de la pointe » qui nous est aujourd’hui proposée et nous sera imposée si nous ne réagissons pas ;

- l’application effective des principes de bon sens énoncés tout au long du Grenelle de l’environnement et inscrits en première ligne pour Copenhague, donnant la priorité à la réduction des consommations d’énergie par des actions de sobriété et d’efficacité et au développement des énergies renouvelables. Fondée sur un objectif de réduction, voire d’élimination de la pointe, elle doit nous conduire à prendre des mesures réglementaires, fiscales, économiques et sociales cohérentes et efficaces.

L’absurde conjugaison du nucléaire et du chauffage électrique – un parc de production le plus inadapté aux modulations avec un usage le plus générateur de variations – approche aujourd’hui de son point de rupture. Il sera d’autant plus violent que l’on cherchera par tous les moyens à le repousser dans le temps.

Pour négaWatt, les causes des redoutables problèmes que pose et surtout que révèle l’augmentation spectaculaire de la pointe électrique sont connues. Les solutions tarifaires, réglementaires et fiscales existent pour peu qu’on veuille s’attaquer au problème. Elles doivent être mises en oeuvre sans tarder pour qu’on ne puisse plus dire demain : avec la pointe, c’est tout le monde qui casque !

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 Articles du Journal de l’Environnement

Pointe électrique : les pouvoirs publics ne s’attaquent pas au problème

02/12/2009

(NB : les soulignés destinés à faciliter la lecture ne sont pas d’origine, ils viennent du CURC)

La pointe hivernale de consommation pose des problèmes structurels en France, selon l’association Négawatt. Le phénomène s’aggrave depuis 20 ans, mais les pouvoirs publics ne font rien pour l’enrayer. Un paradoxe, alors que plusieurs groupes de travail planchent sur la question de la réglementation thermique.

Pour Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Négawatt, « le problème de la pointe électrique va demander des choix politiques de plus en plus difficiles à prendre s’il n’est pas réglé maintenant ». Principal responsable de cette pointe, selon l’association : le chauffage électrique (1). Le 7 janvier 2009, jour du « record » de consommation électrique (92.400 mégawatts), celle de chauffage électrique a représenté une surconsommation en puissance de 34.000 MW, soit l’équivalent de la moitié du parc nucléaire français.

De plus en plus installé dans les logements (¼ de l’existant, ¾ du neuf), le chauffage électrique implique en hiver une puissance appelée sur le réseau croissante, et contribue fortement à la hausse des pics de consommation depuis 1981. Depuis cette date, l’écart entre le niveau de la consommation de base (puissance minimale appelée toute l’année) et le maximum d’hiver s’est accru de 21.400 MW, soit l’équivalent du tiers du parc nucléaire français.

Plusieurs problèmes structurels en découlent, expliquent les membres de l’association Négawatt : le surdimensionnement du système de production électrique pour pouvoir répondre à une demande qui n’aura lieu que quelques jours dans l’année ; le développement des centrales à cycle combiné gaz (20 tranches autorisées à la construction, 40 projets identifiés) alors que la transformation du gaz en électricité « impose d’importer 2 à 2,5 fois plus de gaz que si l’on choisissait de consommer ce même gaz pour chauffer directement les logements ». Enfin, une capacité nucléaire sollicitée pour la production qui peut varier de 15.000 MW entre l’hiver et l’été, « ce qui l‘éloigne de son optimum technique et économique ». Elle ne suffit même pas à assurer la demande totale, couverte par des moyens de production thermique, donc carbonés, et par les importations. « Même EDF y perd », relève Thierry Salomon, président de l’association.

Ainsi, lundi 19 octobre dernier, les prix de marché de gros de l’électricité livrée en France ont atteint 3.000 euros par mégawatt-heure entre 8h et midi, quand le tarif réglementé est de 34 euros par mégawatt-heure… Une première depuis la création de la bourse de l’électricité en France en novembre 2001.

Or, cette aberration énergétique n’est pas près de s’arrêter, selon l‘association Négawatt. « Chaque fois que nous abordons la question [le poids du chauffage électrique] au sein du groupe de travail sur la pointe [présidé par le député Serge Poignant et le sénateur Bruno Sido], on nous répond : ‘Nous sommes là pour gérer la pointe’ », affirme Yves Marignac, de l’association. Comprendre : plus de centrales nucléaires et thermiques pour faire face à l’accroissement de la demande.

De nombreuses mesures aggravent le problème, estiment les membres de l’association : crédit d’impôt sur des pompes à chaleur air-air peu performantes, qui contribuent à peine moins à la pointe qu’un convecteur électrique ; le label BBC (« bâtiment basse consommation ») de 50 kilowattheures par an et par mètre carré en énergie primaire initialement, en passe d’être détricoté ; et le nouveau tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), part « fixe » de la facture d’électricité, qui a augmenté de 15%, et qui favorise les gros consommateurs d’électricité.

Pour Marc Jedliczka, peu de gens y gagnent, et surtout pas les consommateurs, hormis les traders et les opérateurs, qui ont « besoin » de cette pointe pour vendre cher leur électricité. Aussi, Négawatt fait-elle plusieurs propositions : revoir la politique tarifaire de l’électricité pour favoriser les économies d’énergie et faire « payer plus selon la puissance souscrite et la consommation annuelle » ; imposer un seuil unique de 50 kWh primaire par an et par mètre carré pour le bâtiment neuf dans le cadre de la réglementation thermique 2012 ; arrêter les subventions pour les pompes à chaleur les moins performantes et contribuant à la pointe ; donner la priorité à l’isolation et la conversion des bâtiments chauffés à l’électricité vers les énergies renouvelables ; et mettre en place une véritable contribution climat-énergie (CCE) et non une taxe carbone exonérant l’électricité.

- pour aller plus loin Site de Négawatt

NOTE DU CURC 22

En Bretagne, le chauffage électrique est encore plus prégnant. Explication :

Extrait de notre contribution du 22 juin à la Conférence territoriale de Bretagne. « La particularité bretonne d’un fort recours à l’électricité tient à l’existence d’un important réseau de moyenne tension desservant les élevages agricoles. Il résulte de ce paysage d’élevages intensifs, que le département des Côtes d’Armor possède le plus long réseau de desserte électrique de France (basse et moyenne tension). Cette desserte développée pour l’agriculture a permis le raccordement à moindre coût des particuliers et autres clients, avec la multiplication que l’on sait des chauffages électriques.

Jusqu’en 1990, EDF a d’ailleurs poussé sa politique jusqu’à décourager expressément l’utilisation du gaz concurrent au motif de risques d’explosion. »


Pour aller plus loin un article paru dans le jlde en janvier 2009 qui pose plusieurs bonnes questions

 « Le chauffage électrique est le principal responsable des pics de consommation »

09/01/2009 13:05

Le traditionnel pic français hivernal de consommation électrique, qui bat des records cette année, est-il une fatalité ? Pas pour Raphaël Claustre, directeur du Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler), qui prône la fin du chauffage électrique et l’isolation massive des logements

Pourquoi des pics hivernaux de consommation électrique en France ?

Le principal responsable de ces pics de consommation est le chauffage électrique. Lors des vagues de froid, l’usage du chauffage électrique, encore installé dans 60 % des nouveaux logements, vient s’ajouter aux autres consommations d’électricité, globalement supérieures en hiver. Le phénomène est lié au développement du chauffage électrique dans les années 1970 et 1980, relancé à la fin des années 1990 par de massives campagnes de communication d’EDF. Pour répondre à la consommation de pointe, on recourt à l’hydraulique de barrage et aux centrales thermiques fossiles. La France a également besoin d’importer de l’électricité principalement d’Allemagne. Il s’agit alors essentiellement d’énergie produite à partir de charbon.

D’autres pays sont-ils concernés ?

A part quelques pays, à la surproduction hydroélectrique massive, comme l’Islande, la Norvège ou la province du Québec, aucun n’a recours de manière importante au chauffage électrique, et les problèmes de pointes de consommation sont donc beaucoup moins importants. Heureusement, car le réseau électrique européen ne pourrait pas tenir si chaque pays se trouvait dans la même situation que la France. Cela exigerait un équipement en centrales électriques à charbon beaucoup plus important.

Lors d’un pic, quelle est la part de production électrique assurée par les énergies fossiles ?

Environ 30%. Mais il faudrait une étude officielle du ministère de l’environnement qui indiquerait les conséquences écologiques, économiques et sociales du recours au chauffage électrique.

Ces études existent. Il y a un peu moins d’un an (1), Agir pour l’environnement publiait une note interne du Réseau de transport d’électricité (RTE) et de l’Ademe sur les méthodes de calcul du bilan carbone du kilowattheure électrique français.

Oui, mais il s’agit de notes internes destinées à comparer différentes méthodologies de calcul des émissions de CO2 du chauffage électrique. Cela avait eu l’intérêt de soulever un grave problème, celui des émissions de CO2 sous-estimées. De plus, celles issues des importations d’électricité produite à l’étranger mais consommée en France ne sont pas comptabilisées dans notre bilan.

En moyenne, le coût des importations est-il compensé par le bénéfice des exportations ?

Le solde des échanges électriques français est positif sur l’année : nous exportons effectivement plus que nous importons. Mais cette balance est moins excédentaire quand elle est exprimée en euros : la France vend de l’électricité bon marché (de base) et achète de l’électricité « de luxe » (la pointe). En moyenne, en 2007, la France a acheté presque trois fois plus cher l’électricité qu’elle ne l’a vendue, soit 116 euros par mégawatt-heure contre 45 €/MWh.

Toutes énergies confondues, la balance énergétique française était de moins 48 milliards d’euros en 2007. L’électricité a permis d’engranger un excédent qui n’est que d’environ 2 milliards d’euros. Sans l’électricité, le déficit énergétique français serait de 50 milliards.

Cet excédent tend à diminuer chaque année.

A terme, l’électrification souhaitée du parc automobile ne risque-t-elle pas d’accroître le phénomène ?

A condition d’aller de pair avec un usage modéré et partagé de la voiture, l’électrification du parc automobile est plutôt souhaitable, car d’une part elle entraînera une baisse de la consommation de pétrole. D’autre part, elle permettra de connecter au réseau électrique des équipements « déconnectables », c’est-à-dire que le gestionnaire d’équilibre du réseau (RTE, Réseau de transport d’électricité) peut se permettre de différer la charge d’une voiture de quelques minutes ou heures, ce qui n’est pas possible pour la plupart de nos autres utilisations de l’électricité.

En permettant d’agir à la fois sur la consommation et sur la production, le gestionnaire pourra contribuer à effacer les pointes.

Les énergies renouvelables peuvent-elles décarboner les pics de consommation, comme l’affirme leur syndicat ?

Bien sûr ! Tous les kilowatts-heures d’électricité produits par des sources renouvelables sont autant de kWh évités par des technologies polluantes. La déclaration du SER à laquelle vous faites allusion (voir notre encadré) concerne le rôle que jouent actuellement les éoliennes. Elles apportent effectivement en ce moment une contribution sérieuse. Le SER répond ainsi à une critique qui est parfois faite à l’éolien selon laquelle ‘les éoliennes ne fonctionneraient pas par grand froid du fait de la présence d’anticyclones’. RTE et MétéoFrance ont montré que ceci était faux.. Globalement, la production est supérieure en hiver par rapport à l’été. Il est bon que les professionnels viennent confirmer ces études par les constats de fonctionnement de leurs parcs Mais c’est surtout l’isolation massive des logements et la fin du chauffage électrique qui résorberont ces pics.

Le système d’alerte du RTE, « Ecowatt », qui avertit par SMS les utilisateurs bretons de la nécessité de réduire leur consommation d’électricité, peut-il suffire à résorber les pics ?

Le système est encore balbutiant, mais cela peut avoir une fonction de sensibilisation du grand public. Je ne suis pas certain que cette première initiative puisse avoir un impact important (voir notre encadré), mais ce sont les débuts d’une transition vers des consommations qui s’adaptent aux conditions grâce aux réseaux électriques dits « intelligents », ainsi qu’à des utilisateurs intelligents du réseau

Télécharger les 2 articles du JDLE, commentés par le CURC

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 Article du CURC

Ne pas confondre coupures et délestages, mauvais entretien du réseau et soi-disant manque d’électricité !

Le vendredi 13 novembre 2009

L’arti­cle de presse ci-des­sous, paru le 20 octo­bre der­nier dans le Ouest-France Côtes d’Armor, illus­tre par­fai­te­ment com­ment, en matière d’électricité, la confu­sion est volon­tai­re­ment semée et entre­te­nue dans les esprits.

1) L’article appelle l’attention sur les coupures de plus en plus fréquentes liées à un entretien du réseau de plus en plus insuffisant (logique de profit oblige, contre laquelle des agents se sont mis en grève l’hiver passé).

2) M. GAUBERT, député et président du Syndicat départemental d’électricité, aborde dans la foulée la question des volumes de production-consommation et notamment des pointes de consommation... pour en appeler à une centrale à gaz à Ploufragan.

RESULTAT : on instille ainsi dans l’esprit des consommateurs que les coupures intempestives dont ils sont de plus en plus souvent victimes sont liées, non à mauvais entretien du réseau, mais à un manque d’électricité.

C’est également cette même stratégie d’amalgame qui est employée régulièrement RTE pour imposer l’idée d’une centrale.

Quant au « manque de lignes à haute tension », est-ce une grosse coquille du journaliste ou une grosse c... de M. Gaubert ?

Une chose est manifeste : tout député et président du SDE qu’il soit, Jean GAUBERT n’a pas eu vent des négociations de Copenhague et de la nécessité de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020... et donc de diminuer drastiquement notre consommation !

L’article controversé de Ouest-France du mardi 20 octobre 2009 - Edition : Cotes-d’Armor - Rubriques : Départementale

Le réseau costarmoricain manque de lignes à haute tension et de production électrique, selon Jean Gaubert, président du syndicat départemental d’électricité.

L’alimentation du réseau électrique des Côtes-d’Armor se dégrade. C’est le constat dressé par la commission de régulation de l’énergie et le syndicat départemental d’électricité.

Pourquoi ? Comment ?

Quel est l’état du réseau électrique dans les Côtes-d’Armor ?

Selon la commission de régulation de l’énergie (CRE) et le syndicat départemental d’électricité [1], la qualité de l’alimentation en électricité se dégrade dans le département. 5% des abonnés s’estiment mal desservis. Le député Jean Gaubert, président du syndicat, et Michel Lapeyre, vice-président de la CRE, révèlent que le département enregistre 2 heures de coupures de courant par foyer, en moyenne, par an. 117 minutes très exactement. Il y a quinze ans, on était à moins d’une heure. En secteur rural et sur le littoral, la situation est pire : la durée moyenne a parfois atteint 600 minutes de coupure. Depuis 2000, c’est deux fois plus de temps de coupure d’électricité dans les habitations.

Quelle est l’origine du problème ?

Insuffisance des réseaux, manque d’entretien et d’élagage notamment, choix discutable d’EDF en matière de branchements, manque d’agents EDF de proximité, mais aussi augmentation du nombre d’habitants sont évoqués. En filigrane, ERDF est visé en tant que chargé d’exploitation du réseau unique. ERDF en a la consession depuis 1992 jusqu’en 2022. « Auparavant, il y avait 13 districts EDF dans le département. Les agents connaissaient parfaitement le territoire lorsqu’ils devaient intervenir. Aujourd’hui, il n’existe plus de districts. Tout est manoeuvré de Brest. EDF a décidé d’investir à l’étranger », déplore Jean Gaubert. Ces problèmes figureront dans un rapport de la CRE dont les résultats seront connus en fin d’année et remis à EDF et ERDF...

Existe-t-il des solutions alternatives, tels que le projet de centrale électrique à Ploufragan ou l’éolien ?

Le besoin reste avéré : il n’y a pas assez de production d’électricité. Et plus la production est loin, plus la distribution est problématique en bout de réseau. Surtout aux heures de pointe, entre 17 h 30 et 20 h. « Mais le projet n’est pas envisageable tel qu’il a été conçu, estime Jean Gaubert. Il faudra bien une centrale à gaz car c’est le mode le plus fiable pour compléter nos besoins. Regardez l’éolien quand il n’y a pas de vent, cela ne peut répondre à une production immédiate d’électricité. Or, nous sommes de plus en plus confrontés à des pics de consommation à certaines heures. Des recherches sont aussi faites sur la méthanisation. Il faut surtout une meilleure répartition sur le réseau : consommer moins, c’est consommer mieux, poursuit-il. Il faut que les gens décalent leurs habitudes de consommation. »

Bruno ALVAREZ.


 Contribution de Brest-Métropole

Sur le risque de délestage en période grand froid, ne manquez pas en pièce jointe la contribution REMARQUABLE adressée par Brest Métropole au B15 en juin dernier, et notamment en bas de page 3 : « Plus de production = plus de consommation » et page 4, le paragraphe « Quels risques ? » : « Quand on veut diminuer sa facture électrique, on ne commence pas par augmenter la puissance de son compteur... »

Télécharger le document de Brest-Métropole en pdf :

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Voir en ligne : Le travail inter-associatif sur les économies d’énergie en Bretagne

Notes

[1] Le syndicat départemental d’électricité regroupe l’ensemble des collectivités concédantes du département. Ces dernières sont propriétaires des réseaux de distribution publique d’électricité et de gaz dont l’exploitation est confiée par contrat au concessionnaire ERDF.

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