La Haute-Loire refuse une ligne HT pour St-Etienne - Article Le Progrès
Lundi 30 novembre 2009 // Infos : autres lignes
La ligne à haute tension qui transporte l’énergie électrique au sud du massif central vers les industries de la région stéphanoise, date de 1941. Ces 80 km de ligne 225 000 volts entre Saint-Privat d’Allier en Haute-Loire et Saint-Etienne traversent 26 communes et doivent être doublés par une seconde liaison.

Une nécessité selon Réseau de transport d’électricité (RTE) qui travaille sur ce projet depuis plusieurs années : « Une ligne unique n’est pas suffisante en cas de défaillance du réseau », précise Jean-Loup Bachet, directeur du projet. La fin des études techniques est fixée à 2011 et le démarrage des travaux à 2012 pour un coût de 100 millions d’euros.
Comme tout projet de ce type, les opposants se mobilisent.
A Saint-Just-Malmont, Saint-Didier-en-Velay et La Seauve-sur-Semène, une association a été créée le 10 novembre et tiendra son assemblée générale mardi.
« On estime à 650 le nombre de résidences qui se trouvent dans la bande de 200 mètres, dite de nuisance, de part et d’autre de la ligne. Soit 2 000 habitants sur dix kilomètres de tracé » précise Lucien Fayard, le président de l’association « Nos Toits sans fil ». Beaucoup voient dans ce nouvel aménagement l’opportunité de déplacer le tracé. « Nous ne sommes pas là pour polémiquer. Nous voulons simplement pouvoir accéder au dossier d’élaboration du projet. Ce qui nous intéresse, c’est la délimitation de l’aire d’étude » poursuit le Séauvois qui vit à proximité des câbles depuis une vingtaine d’années.
« Si on parvient à faire déplacer cette ligne loin de toute zone d’habitation, on aura gagné ». Les particuliers ne sont pas seuls à monter au créneau. Des industriels s’activent également pour faire pression sur le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité et le préfet de Haute-Loire. « En France rien n’empêche de construire sous ces lignes. Seuls les maires ont le pouvoir de dire non » rappelle Lucien Fayard.
RTE assure vouloir tenir compte de la réaction des habitants du secteur. « Mais il ne faut pas oublier que la majorité des habitations sont venus s’installer après la création de la ligne ».
Association Nos toits sans fil, tél : 06 43 44 45 27.
Article Le Progrès du 30 novembre 2009
