Lettre aux candidates et candidats aux régionales

Vendredi 22 janvier 2010 // Communiqués, tracts, docs

Association STOP-THT
Mairie de Buais
50640 BUAIS

A xxx, le xxx janvier 2010

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidat, en tant que tête de liste, aux élections régionales 2010. Nous, association STOP-THT (fédérant 47 associations) et le Collectif des élus concernés par le projet THT Cotentin-Maine, vous demandons de vous prononcer au plus vite (réponse souhaitée pour le 28 février au plus tard) sur le projet de ligne THT Cotentin Maine, en répondant aux questions suivantes.

  1. Considérez-vous le projet THT Cotentin-Maine et les THT bas-normandes comme étant une préoccupation de votre Conseil Régional ?
  2. Considérez-vous que les THT 400 kV posent des problèmes aux citoyens bas-normands [bretons/ des pays de Loire] ? Si oui, lesquels ?
  3. Faut-il poursuivre les projets THT-EPR compte tenu des dérives financières et des retards prévus ?
  4. Quelles solutions préconisez-vous pour répondre à ces problèmes sus-mentionnés ?

Pour rappel, nous, associatifs et élus demandons :
- la suspension du projet actuel ainsi que de tout autre projet de THT
- le lancement d’une étude épidémiologique [1], indépendante des opérateurs et coordonnées par un comité de pilotage auquel nous serions associés sur l’ensemble des populations vivant sous et à proximité des lignes THT .
- la révision des normes de protection aux expositions électromagnétiques
- la création d’un statut juridique des couloirs de lignes .
- la définition de ces lignes comme installations classées

Parallèlement à ces questions et positions, nous vous demandons, si vous êtes élu :
- D’engager la région dans une véritable politique de maîtrise de l’énergie, d’encourager fortement la croissance des énergies renouvelables : des énergies propres, génératrices d’emplois, économiques et surtout respectueuses de notre environnement et de notre santé.
- De privilégier les productions locales d’Energies Renouvelables et d’exclure toute production concentrée d’énergie qui génère des lignes de transports THT .
- de participer à la mise en place d’une étude épidémiologique indépendante

5- Êtes vous prêt à respecter cet engagement ?
6- Quelles alternatives à la production et à la distribution centralisée de l’énergie proposez vous ?

Une non réponse à ce courrier et l’absence de prise de position publique sur le projet THT Cotentin-Maine seront analysées comme un manque total d’intérêt, de votre part, à cette problématique.

Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations vigilantes.

Pour la Coordination STOP THT
Pour le Collectif des Elus


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Notes

[1] l’étude épidémiologique du programme GEOCAP, mené par l’INSERM, ne prend en compte que 56 enfants de moins de 15 ans en tant que riverain de ligne THT 400 kV et ne considère qu’un type particulier de pathologie (cancer à tumeurs solides). Cette étude, dont nous connaissons l’existence depuis son commencement (2005), en considérant de manière très parcellaire la population et les pathologies, ne répond donc pas à notre demande d’une étude épidémiologique globale, portant sur toutes les tranches d’âges et tous les symptômes et pathologies déjà répertoriés dans la bibliographie scientifique.

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1 Message

  • Voici notre réponse à vos questions concernant la ligne THT : (copie par courrier envoyée)

    Avant toute chose, nous tenons à préciser que le problème de la ligne THT Cotentin Maine n’est pas dissociable du problème de l’EPR. : sans EPR pas de nouvelle ligne THT.

    Face à la perte de terrain du nucléaire en Europe, la multinationale AREVA propose depuis le début des années 2000, avec le soutien de l’État français, la construction et la commercialisation d’un nouveau réacteur : l’EPR. L’EPR, qui utilise, entre autre, le MOX comme combustible, est présenté par la propagande d’AREVA et de l’État, comme un modèle de « nucléaire propre », principal outil de lutte contre le changement climatique ! Or on sait aujourd’hui que le mox est cher et risqué à utiliser, et qu’il produit des déchets encore plus dangereux qu’un combustible classique. Seule la France continue d’utiliser le MOX, en dépit de toute considération écologique et économique viables (l’Allemagne, la suisse et le Belgique ont arrêté ce prétendu recyclage). Donc nos élus continueront de se battre pour l’arrêt de l’EPR, coûteux, dangereux et inutile et de sa ligne THT aussi bien dans les mobilisations qu’au sein du conseil Régional.

    Même si le choix de l’implantation de l’EPR et de sa ligne n’est pas dans les compétences directes du Conseil Régional, ce dernier à tout de même jouer un rôle en faisant voter une motion « Pro-EPR », vote dont « Les Verts » sont responsables de par leur abstention. Le conseil Régional se doit maintenant de soutenir la quarantaine de maires des communes qui ont pris un arrêté interdisant la construction de la ligne THT à moins de 300 m des bâtiments agricoles et à moins de 500 m des habitations. Ces maires appliquent ainsi la Charte de l’environnement qui indique que “Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé” (article 1 de la Constitution), malgré les pressions de RTE (notamment le chantage financier : 20 millions d’euros seront attribués dans le cadre du Plan d’Accompagnement du Projet aux communes les plus “coopératives”) et des préfectures qui les assignent au Tribunal Administratif pour incompétence sur le sujet. Le conseil Régional doit être aux cotés des élus, des associations et de la population dans ce combat.

    En effet, l’implantation d’une ligne THT de 400 000 volts pose des problèmes en ce qui concerne les champs électromagnétiques, et l’impact de ceux-ci sur la population et sur les animaux (nous sommes une région agricole). Les preuves s’accumulent, RTE a été déjà condamnée à verser 390 000 euros de dommages et intérêts à des agriculteurs en Corrèze, pour le préjudice subi par les élevage en raison de la proximité d’une ligne THT. Même Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, alors secrétaire d’État à l’écologie avait publiquement déclaré le 21/03/08 “ Il est indéniable que ces rayonnements électromagnétiques, émis par les lignes haute tension, posent un certain nombre de problèmes et que l’on est loin de tout savoir sur cette question. … Je voudrais que l’on fasse plus de recherches sur le sujet”. Il suffit de participer à une opération Néon sous la THT pour s’en convaincre. Il est donc légitime qu’une étude épidémiologique indépendante soit menée pour évaluer les conséquences de ces lignes (celles déjà présentes sur le territoire) pour la population.

    En terme de solutions, nos élus défendront bien sûr l’arrêt de la construction de l’EPR et de sa ligne THT, mais aussi la sortie progressive du nucléaire, avec le reclassement des emplois.
    Il est urgent de lancer un plan d’économies d’énergie, en particulier d’isolation de l’habitat et de développer véritablement les énergies renouvelables (source créatrice d’emploi), plans dont les financements doivent être assurés par la taxation des profits des trusts énergétiques.
    Il faut également créer un véritable service public de l’énergie indépendant de la rentabilité financière, qui prenne en compte les intérêts des usagers, des travailleurs du secteur de l’énergie et qui donne un avenir à notre planète sans déchet radioactif, ni effet de serre.

    Avec nos meilleurs sentiments.

    Chrsitine COULON (Tête de liste Régionale) Nathalie MENARD (Tête de liste Manche) Fabrice fourré (Tête de liste Calvados) Jean-Claude MARIE (Tête de liste Orne)

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