Ligne THT : les riverains, inquiets, se mobilisent - Article Ouest-France
Samedi 12 décembre 2009 // Articles de presse
Un comité de défense des riverains de la future ligne THT s’est constitué, hier soir, à Bréal-sous-Vitré. Une enquête épidémiologique indépendante est exigée.
« On n’a pas assez pris en compte le problème sanitaire, d’abord au niveau de la population mais aussi des élevages situés à proximité de la future ligne », s’inquiète Alain Cornée, adjoint au maire d’Erbrée. Il participait, hier soir, à une réunion publique à la salle des fêtes de Bréal-sous-Vitré. « Nous souhaitons mettre en place un comité local de défense des riverains. » La future ligne THT (400 000 volts) qui doit acheminer le courant du futur réacteur de la centrale nucléaire de Flamanville continue d’alimenter les tensions.
Une cinquantaine de personnes étaient présentes à la réunion.
Défendre les habitants
En Ille-et-Vilaine, rappelons-le, cinq communes sont directement concernées par son passage : Bréal-sous-Vitré, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Mondevert et Le Pertre. « On fait tout pour produire et que les gens consomment toujours plus. Il vaudrait mieux apprendre à maîtriser nos dépenses énergétiques. D’un point de vue écologique, on peut aussi s’interroger sur le tout nucléaire », poursuit Alain Cornée. « En attendant, nous sommes bien décidés à défendre les habitants ».
Stéphane Godreuil et Géraldine Tallec, représentants de l’association de défense des riverains de la ligne THT dans la Manche, s’étaient déplacés à Bréal, hier soir. De même que l’avocat des élus normands, Gervais-Marie Doutresoulle. Pendant la réunion, les objectifs de l’association ont été décrits. Parmi ses priorités, elle exige « la réalisation d’une étude indépendante, gérée par un comité de pilotage dont feraient partie les associations Stop-THT et l’association Animaux sous tensions, ainsi que les élus intéressés ».
Concernant les couloirs de ligne, les « distances et mesures de protection » sont une autre de ses principales revendications. Les opposants à la ligne réclament, en effet, que la distance de sécurité actuellement fixée à 100 m, de part et d’autre de l’axe de la ligne, soit portée à 300 m. Ce qui augmenterait, bien sûr, considérablement le nombre des indemnisations nécessaires.
Après les débats, les participants à la réunion ont finalement décidé de prolonger en Ille-et-Vilaine l’action de l’association des riverains déjà engagée dans la Manche. Des contacts vont être pris avec la Mayenne.
Dominique GAYRAUD.
Ouest-France
