Non-coopération au Chefresne !

Jeudi 11 juin 2009 // Actions

Ce jeudi 11 juin 2009, RTE, les agents de la préfecture et surtout les commissaires enquêteurs ont du faire face à l’opposition déterminée de toute une population face à cette mascarade qu’est l’enquête (d’inutilité) publique.

La mairie de la commune du Chefresne a utilisé la non-coopération, refusant d’ouvrir la mairie.
De nombreux riverains avaient aussi symbolisé la résistance populaire en montant un mur de bloc-béton.

Les commissaires enquêteurs et les sbires de la préfecture ont pris acte et sont allés ouvrir une ridicule "mairie annexe" dans un camping-car que RTE avait pris les précaution de louer depuis plusieurs semaines.

Les citoyens et élus ont occupés le terrain en proposant, en alternative à cette imposture d’enquête, le registre citoyen Stop-THT.
Une table a été installée à proximité du camping car. Des banderoles accrochées à celui-ci, désacralisaient cette autorité illégitime que sont la préfecture et la commission d’enquête.

Tout s’est passé dans la joie de vivre, la convivialité et l’insoumission de 17h à 20h.

Les "officiels" ont eu la désagréable surprise de voir les deux pneus avant dégonflés. Continuant leur "pot de résistance" et trinquant à ce moment enthousiasmant, les militants et riverains ont regardé les gendarmes et agents de RTE s’activer pour rendre le camping-car à nouveau "roulable".

A la prochaine !


Merci à Percy sous Tension pour quelques unes des photos (voir le portfolio en bas de cette page)


Article de Ouest-France Normandie (dont le journaliste est parti avant le dégonflage !) :

vendredi 12 juin 2009

THT : un camping-car pour l’enquêteur

La mairie du Chefresne (Manche) fermée, le préfet a mis un camping-car à la disposition du commissaire enquêteur.

« 80 % d’avis défavorables des conseils municipaux concernés, des arrêtés anti-THT contestés par le préfet, une démarche auprès du président Sarkozy le 12 janvier à Saint-Lô... Rien n’y fait, nous ne sommes pas entendus », soupire Jean-Claude Bossard, le maire du Chefresne. Alors que nous reste-t-il en dehors de cette manifestation populaire ? »

Bruno Boussion et Michel Boutruche, commissaires enquêteurs, n’ont pas pu tenir leur permanence hier, à 17 h, à la mairie du Chefresne. Le maire avait gardé la clef dans sa poche. Le collectif interrégional anti-THT et Greenpeace avaient entassé des vieux appareils électroménagers (fours micro-ondes, aspirateur, grille-pain, lave-vaisselle...). Un mur d’agglos barrait même l’accès à la cour de la mairie.

Qu’à cela ne tienne ! Le préfet, plutôt que d’assigner le maire en justice, a fait venir un camping-car, en guise de mairie annexe. Et jusqu’à 20 h, les avis ont pu être consignés dans le registre officiel. Les anti-THT, eux en ont ouvert un autre, plus officieux, qui se remplit au fil de l’enquête publique, commencée le 2 juin. « Ce registre sera remis au commissaire enquêteur et au ministère de la Santé, à la fin de l’enquête publique le 3 juillet », annoncent les militants.

Le collectif Stop THT à l’Assemblée nationale. Mardi, le collectif interrégional anti-THT a rencontré, à Paris, 7 parlementaires concernés par les 160 km de ligne à très haute tension. Cette rencontre s’est tenue à l’initiative du collectif, qui voulait faire entendre ses arguments. La question de l’enfouissement d’une partie de la ligne a notamment été évoquée. Mais aucune position commune n’a encore été arrêtée par les élus.

Laurent LE GOFF.


Note de Stop-THT : contrairement a ce que pourrait laisser croire l’article, la coordination ne milite pas pour l’enfouissement

Voir en ligne : Signer la pétition contre la ligne THT