THT et agriculture : Luc Leroy, géobiologue

Article "L’avenir agricole", février 2006

Mardi 28 février 2006 // Santé

Le projet de ligne à très haute tension n’en finit pas d’inquiéter les habitants de l’Ouest mayennais. Les présomptions de conséquences sur la santé des animaux d’élevage ne les rassurent pas.

L’un annonce une baisse de production de lait, un autre un taux de mortalités de porcelets inquiétants, et pourtant, après maints contrôles, le système de ces éleveurs n’est pas remis en cause. Mais d’une exploitation à l’autre, des rapprochements sont effectués sur les causes des problèmes. « Plus souvent qu’on ne le croit », la proximité plus ou moins importante avec une ligne à très haute tension (THT) serait néfaste. Le rapport n’est pas aisé car le fait d’avoir une ligne de 400 000 volts proche de son exploitation ne veut pas dire que l’on va systématiquement avoir des perturbations avec ses animaux ou leur rendement. Toutefois, « je suis étonné de voir qu’il y a des gens qui ne font pas encore le rapprochement avec la proximité d’une ligne THT et leurs problèmes de santé ou de production animale. »


Des maladies allergiques liées à l’électricité

Luc Leroy est géobiologue, spécialisé dans le domaine agricole. Son métier consiste à trouver les causes d’un mal-être du aux radiations, champs magnétiques, etc. Géobiologue, une sorte de sorcier moderne avec des appareils souvent venus d’Ukraine [1]. Il ne se base pas sur des « analyses scientifiques » mais « ce n’est pas si farfelu que ça, puisque je travaille à temps plein. Et les gens me contactent par bouche à oreille, c’est donc qu’il y a des résultats. »

Les Norvégiens ont adopté des normes (4 Volts/m.) pour le déplacement d’électricité dans l’air d’une maison. Les Suédois ont même été jusqu’à « reconnaître des maladies allergiques liées à l’électricité ». « Méconnues en France, explique Luc Leroy, elles obligent certaines personnes à s’isoler des autres, ou à placer des fils de cuivre, dans leur chapeau, reliés à leurs chaussures ; certains doivent installer un système électrique à 12 ou 24 volts dans leur maison. » Contre 220 volts pour les normes françaises.
Luc Leroy prétend qu’il « ne faut pas avoir peur. Il existe des mesures de protection ». Le tout est de « prendre en considération » les effets et de remonter à la source : les cours d’eau seraient les premiers vecteurs de radiations électriques.

Auteur de l’article : Fréderic Gérard
http://www.aveniragricole.net/site/index/index.php?page=information&ss_page=article&iid=1355

Voir en ligne : Interview de Luc Leroy

Notes

[1La géobiologie est enseignée dans les universités russes et ukrainiennes