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	<title>Stop-THT</title>
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		<title>Stop-THT</title>
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		<title>Un lieu pour la lutte</title>
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		<dc:date>2013-01-10T20:55:52Z</dc:date>
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		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'action &#224; Valognes contre le train &#8220;CASTOR&#8221; en novembre 2011, jusqu'aux moments forts de la lutte contre la ligne Tr&#232;s haute tension (THT) Cotentin-Maine en 2011 et 2012, des personnes se sont rencontr&#233;es et se sont organis&#233;es pour lutter contre le nucl&#233;aire et son monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Afin de continuer sur cette lanc&#233;e, il semble important de pouvoir disposer d'un lieu collectif comme a pu l'&#234;tre le bois occup&#233; de la B&#233;vini&#232;re sur la commune du Chefresne, bois concern&#233; par le passage de la nouvelle ligne THT. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Actions-.html" rel="directory"&gt;Actions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-edito-+.html" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'action &#224; Valognes contre le train &#8220;CASTOR&#8221; en novembre 2011, jusqu'aux moments forts de la lutte contre la ligne Tr&#232;s haute tension (THT) Cotentin-Maine en 2011 et 2012, des personnes se sont rencontr&#233;es et se sont organis&#233;es pour lutter contre le nucl&#233;aire et son monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Afin de continuer sur cette lanc&#233;e, il semble important de pouvoir disposer d'un lieu collectif comme a pu l'&#234;tre le bois occup&#233; de la B&#233;vini&#232;re sur la commune du Chefresne, bois concern&#233; par le passage de la nouvelle ligne THT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale antinucl&#233;aire et anti-THT du 1er d&#233;cembre &#224; Coutances, ce nouveau lieu est d&#233;sormais ouvert. Il a &#233;t&#233; mis &#224; disposition collective par le biais d'une association, au lieu dit la Bossardi&#232;re sur la commune de Montabot (50).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_952 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH335/grangepoint-1-25c79.jpg' width='500' height='335' alt='JPEG - 484.8&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Nous, participant-e-s &#224; cette dynamique, l'avons dot&#233; de diff&#233;rents objectifs. En effet, cet endroit constitue un point d'information et de convergences des initiatives d'ici (EPR, THT, etc) et d'ailleurs (Poubelle radioactive de Bure, etc) contre le nucl&#233;aire et aussi contre d'autres projets assez proches dans l'id&#233;ologie d'am&#233;nagement de nos espaces et de nos vies, tel celui de l'a&#233;roport de Notre-Dame des Landes. Il s'agit aussi d'un point d'ancrage de la lutte o&#249; se d&#233;roule un chantier permanent d'&#233;changes de savoirs et de pratiques autonomisantes (autonomie &#233;nerg&#233;tique, &#233;coconstruction, r&#233;novation du b&#226;ti ancien&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette derni&#232;re optique, ainsi que pour rendre le lieu plus agr&#233;able et accueillant, divers chantiers ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; men&#233;s &#224; bien depuis la derni&#232;re assembl&#233;e anti-THT, tels l'am&#233;nagement d'une pi&#232;ce de vie, la mise en place de goutti&#232;res, le tubage de la chemin&#233;e, la mise en place de panneaux solaires et la fabrication de portes pour l'atelier/salle d'activit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'un b&#226;timent agricole dot&#233; d'une pi&#232;ce de vie et d'un atelier avec du terrain. A notre arriv&#233;e, il &#233;tait inoccup&#233; depuis des ann&#233;es et des travaux y sont par cons&#233;quent n&#233;cessaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vous invitons &#224; passer pour vous tenir au courant des prochains travaux &#224; mener. Ceux-ci nous permettront, une fois accomplis, d'envisager d'autres activit&#233;s plus ais&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pose d'ouvertures, l'am&#233;nagement d'un chemin et d'un espace pour les v&#233;hicules, la ma&#231;onnerie de la chemin&#233;e, la mise en place de la r&#233;cup' des eaux de pluie sont une partie des chantiers fix&#233;s pour les semaines &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous souhaitez participer &#224; l'organisation du lieu et des diff&#233;rents chantiers, ou juste en savoir un peu plus, il est possible et m&#234;me fortement recommand&#233; de venir aux r&#233;unions hebdomadaires, tous les mercredis &#224; 18h. Ces r&#233;unions sont, pour nous, vraiment le meil-leur moyen pour discuter et s'informer sur les chan-tiers &#224; venir, sur l'actualit&#233; du lieu et pour &#233;mettre des propositions quant &#224; celui-ci. Nous essayons de fonctionner de fa&#231;on horizontale, sans chef ni bureaucratie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est aussi possible de nous contacter par t&#233;l&#233;phone au 06 28 94 72 13, et par mail : montabot@riseup.net&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les diff&#233;rents travaux s'organisent financi&#232;-rement avec les moyens du bord et au plus juste, il reste n&#233;anmoins que l'achat de mat&#233;riaux de qualit&#233; n&#233;cessite plus d'argent. C'est pourquoi nous lan&#231;ons un appel &#224; dons pour soutenir le lieu et ses activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_953 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH591/grange-2-bda83.jpg' width='500' height='591' alt='JPEG - 1.3&#160;Mo' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est possible d'envoyer des ch&#232;ques &#224; Le Pav&#233;, c/o T. LE CLAINCHE, 2 rue de la Fontaine st C&#244;me, 50210 RONCEY&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;volt&#233;s du Bocage &#224; Montabot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>THT, l'autre blessure de la Manche - Article Tendance Ouest</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/THT-l-autre-blessure-de-la-Manche.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.stop-tht.org/THT-l-autre-blessure-de-la-Manche.html</guid>
		<dc:date>2012-12-07T17:59:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>postmaster</dc:creator>


		<dc:subject>photos</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La ligne THT traverse le d&#233;partement de la Manche&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#232;s de 70 ans apr&#232;s les d&#233;luges de bombes qui d&#233;figur&#232;rent pour longtemps le d&#233;partement de la Manche, une autre blessure fend le coeur de la Manche : la ligne THT. Cette fois, ce n'est pas pour retrouver la libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi 30 novembre, 13h36, Pont-Brocard. Une douce lumi&#232;re cuivr&#233;e de fin d'automne caresse les haies du bocage normand. Le froid saisi l'homme press&#233; lorsqu'il ouvre sa porti&#232;re. Avant les consid&#233;rations m&#233;t&#233;orologiques, ce sont des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_935 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH229/45208-76533.jpg' width='500' height='229' alt='JPEG - 115.8&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La ligne THT traverse le d&#233;partement de la Manche&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#232;s de 70 ans apr&#232;s les d&#233;luges de bombes qui d&#233;figur&#232;rent pour longtemps le d&#233;partement de la Manche, une autre blessure fend le coeur de la Manche : la ligne THT. Cette fois, ce n'est pas pour retrouver la libert&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vendredi 30 novembre, 13h36, Pont-Brocard. Une douce lumi&#232;re cuivr&#233;e de fin d'automne caresse les haies du bocage normand.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le froid saisi l'homme press&#233; lorsqu'il ouvre sa porti&#232;re. Avant les consid&#233;rations m&#233;t&#233;orologiques, ce sont des squelettes d'acier qui ont frein&#233; sa course.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des g&#233;ants dans le bocage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immobiles, sans vie, immenses, les bras en croix.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils s'&#233;tendent &#224; perte de vue, traversent des pr&#233;s, des bois, des hameaux, un d&#233;partement : la Manche. Elle n'a rien demand&#233;, ils la blessent sans sourciller.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Manche, th&#233;&#226;tre de la Voie de la Libert&#233; en 1944 accueille, contrainte et forc&#233;e, la voie de l'&#233;lectricit&#233; en 2012. La ligne Tr&#232;s Haute Tension trace sa route, comme une cicatrice au milieu du visage d'un d&#233;partement normand. La Normandie de l'extr&#234;me. La Normandie de l'Ouest. La Normandie des humbles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1944, la Manche et ses habitants ont subi les bombes, le feu, la peur et la mort pour la France. Le sacrifice &#233;tait beau, noble et admirable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La ligne THT m&#233;rite t-elle un nouveau sacrifice ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit plus de bombes, de villes et villages ray&#233;s de la carte. 70 ans apr&#232;s ses maisons en ruine, la Manche observe impuissante ses paysages en ruine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans quelques grands bureaux parisiens, la Manche est au bout du monde. Elle peut &#234;tre sacrifi&#233;e sans scrupule...&lt;/p&gt;
&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;440&quot; height=&quot;247&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xviabp&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;dl class='spip_document_936 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-100.jpg&quot; title='JPEG - 71.9&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-100-e0326-c4bdd.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 71.9&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_937 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-103.jpg&quot; title='JPEG - 65.6&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-103-6c54f-b5f21.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 65.6&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_938 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-140.jpg&quot; title='JPEG - 50.9&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-140-0782f-2ae7c.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 50.9&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_939 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-253.jpg&quot; title='JPEG - 76&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-253-7ff18-512be.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 76&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_940 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-263.jpg&quot; title='JPEG - 46.7&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-263-9ea1b-792dd.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 46.7&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_941 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-276.jpg&quot; title='JPEG - 70.9&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH150/min-276-49d64-e28b1.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 70.9&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_942 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-4.jpg&quot; title='JPEG - 52.2&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-4-5a8a5-55393.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 52.2&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_943 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-544.jpg&quot; title='JPEG - 61.4&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-544-d5b26-53426.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 61.4&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_944 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-586.jpg&quot; title='JPEG - 62.8&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-586-6ed4f-d916b.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 62.8&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_945 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-704.jpg&quot; title='JPEG - 68&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-704-d2f39-2e097.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 68&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_946 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-626-2.jpg&quot; title='JPEG - 55.8&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-626-2-e4034-f3448.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 55.8&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_951 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-733.jpg&quot; title='JPEG - 52.4&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-733-20b50-59554.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 52.4&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_950 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-79.jpg&quot; title='JPEG - 73.2&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-79-b365a-3bb32.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 73.2&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_949 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-862.jpg&quot; title='JPEG - 93.8&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH150/min-862-8c6d0-61383.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 93.8&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_948 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-886.jpg&quot; title='JPEG - 58.4&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-886-b41fb-06738.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 58.4&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_947 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/IMG/jpg/min-893.jpg&quot; title='JPEG - 57.2&#160;ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH113/min-893-36be7-afe18.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 57.2&#160;ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RTE r&#233;clame 12 000 &#224; un exploitant pour avoir &#233;t&#233; dans son pr&#233;...</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/RTE-reclame-12-000-a-un-exploitant.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.stop-tht.org/RTE-reclame-12-000-a-un-exploitant.html</guid>
		<dc:date>2012-12-07T17:29:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>postmaster</dc:creator>


		<dc:subject>RTE</dc:subject>
		<dc:subject>justice</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Audience particuli&#232;rement surr&#233;aliste ce 6 d&#233;cembre 2012 au tribunal de Coutances. RTE reproche &#224; Monsieur Paingt d'avoir &#233;t&#233; chez lui le 26 septembre alors qu'une soci&#233;t&#233; d'&#233;lagage coupait ses arbres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'avocat de RTE et d'apr&#232;s un constat d'huissier, il est reproch&#233; &#224; Monsieur Paingt de s'&#234;tre port&#233; sur le chantier &quot;cl&#244;tur&#233;&quot; par RTE contrevenant en ceci &#224; l'ordonnance du 5 juin 2012 du TGI de Coutances stipulant l'interdiction de s'immiscer sans autorisation de RTE sur un chantier ou ouvrage de transport (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Juridique-.html" rel="directory"&gt;(In)justice&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-RTE-+.html" rel="tag"&gt;RTE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-justice-+.html" rel="tag"&gt;justice&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Audience particuli&#232;rement surr&#233;aliste ce 6 d&#233;cembre 2012 au tribunal de Coutances. RTE reproche &#224; Monsieur Paingt d'avoir &#233;t&#233; chez lui le 26 septembre alors qu'une soci&#233;t&#233; d'&#233;lagage coupait ses arbres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon l'avocat de RTE et d'apr&#232;s un constat d'huissier, il est reproch&#233; &#224; Monsieur Paingt de s'&#234;tre port&#233; sur le chantier &quot;cl&#244;tur&#233;&quot;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Aucune cl&#244;ture mise en place par RTE n'a jamais &#233;t&#233; observ&#233; sur les lieux. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par RTE contrevenant en ceci &#224; l'ordonnance du 5 juin 2012 du TGI de Coutances stipulant l'interdiction de s'immiscer sans autorisation de RTE sur un chantier ou ouvrage de transport d'&#233;lectricit&#233;, une voie priv&#233;e d'acc&#232;s &#224; ces chantiers ou ouvrage de transport, une base ou d&#233;p&#244;t de chantier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A en comprendre RTE, les ch&#234;nes que Monsieur Paingt cherchait &#224; pr&#233;server sont des ouvrages de transport d'&#233;lectricit&#233; (sic)...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 7 novembre 2012, le pr&#233;fet de la Manche, &#224; la demande du directeur de RTE, prend un arr&#234;t&#233; qui concerne, entre autres, la parcelle o&#249; avaient d&#233;but&#233; les travaux pour le pyl&#244;ne 114 et o&#249; ont &#233;t&#233; abattus les ch&#234;nes coup&#233;s le 26 septembre et les jours qui ont suivis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet arr&#234;t&#233; donne autorisation &#224; RTE pour occuper temporairement pour travaux les parcelles pour lesquelles elles ont la servitude (selon un pr&#233;c&#233;dent arr&#234;t&#233;) sur des zones de travail et d'acc&#232;s signifi&#233;es en annexe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette autorisation n'est valable &#224; d&#233;faut de convention amiable selon l'article 3 de cet arr&#234;t&#233;, qu'apr&#232;s un &#233;tat des lieux avant travaux qui ne peut survenir avant 10 jours au moins apr&#232;s la notification de l'arr&#234;t&#233; &#224; l'int&#233;ress&#233; (propri&#233;taire, exploitant, etc).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, cela n'emp&#234;che pas Monsieur Colrat pr&#233;fet de la Manche de signifier qu'il ne s'agit plus sur cette parcelle l&#224; que d'assembler et &#233;lever le pyl&#244;ne 114, ent&#233;rinant de fait, la voie de fait constitu&#233;e par les travaux entrepris ant&#233;rieurement par les sbires de RTE qui ont rendu ce pr&#233; totalement inutilisable. Les ouvriers sur place ayant eux-m&#234;mes fait partir les chevaux sur une parcelle voisine sans m&#234;me se pr&#233;occuper de la possibilit&#233; pour ces b&#234;tes&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Il est question ici des chevaux, pour les employ&#233;s d'Omexom, ils avaient tout (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de s'abreuver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela emp&#234;che encore moins RTE de r&#233;clamer 12 000 euros &#224; Monsieur Paingt tout en signifiant qu'il est peut-&#234;tre pr&#233;f&#233;rable d'attendre de savoir si RTE se fait condamner d'abord pour les travaux commis sans autorisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;RTE ne semble plus &#224; une contradiction pr&#234;t &#224; ce sujet...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre contradiction anecdotique, ou pas, est de signifier au juge que son ordonnance du 5 juin 2012 a bien pour objet des actions... telles celle qui aurait eu lieu&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='&quot;aurait&quot; parce que malgr&#233; un constat d'huissier, ce dernier &#233;tant celui qui (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; le soir du 1er d&#233;cembre &#224; l'emplacement m&#234;me du pyl&#244;ne tout en voulant incriminer une personne dont la pr&#233;sence sur les lieux est de droit (alors que celle de RTE ne vaut que par servitude).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jugement en l'esp&#232;ce sera rendu par le tribunal de Coutances le jeudi 13 d&#233;cembre en audience publique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://basse-normandie.france3.fr/2012/12/06/manche-rte-reclame-12000-euros-un-agriculteur-159859.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Article en ligne de France 3 Basse-Normandie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manche : RTE r&#233;clame 12000 euros &#224; un opposant anti-THT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nouvel &#233;pisode de la bataille entre RTE et les opposants &#224; la ligne THT. La compagnie de transport d'&#233;lectricit&#233; demande 12 000 euros &#224; un agriculteur pour s'&#234;tre rendu sur un chantier de la future ligne THT.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_933 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH282/coutances_rte-3a936.jpg' width='500' height='282' alt='JPEG - 93.4&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; F3 Basse-Normandie R&#233;gis Paingt, le propri&#233;taire convoqu&#233; par le tribunal de Coutances&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 26 septembre dernier, le propri&#233;taire d'un terrain sur lequel doit &#234;tre implant&#233; un pyl&#244;ne de la future ligne THT (Tr&#232;s haute tension) &#233;lectrique,s'&#233;tait invit&#233; sur le chantier de RTE (chez lui) pour y manifester son opposition. Il &#233;tait accompagn&#233; de l'avocat des anti-THT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait &#224; Saint-Martin d'Aubigny, dans la Manche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ouvriers du chantier s'&#233;taient arr&#234;t&#233;s de travailler suite &#224; cette &quot;intrusion&quot; des deux hommes sur le chantier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;RTE a d&#233;cid&#233; de porter l'affaire en justice, et r&#233;clame 12 000 euros pour cette pr&#233;sence sur le chantier, mais au seul propri&#233;taire du terrain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il existe en effet une ordonnance, prise par le tribunal de Coutances en juin 2012, qui pr&#233;voit, dans ce genre de situation, des amendes de 2000 euros par heure de pr&#233;sence pour les opposants qui perturberaient les chantiers .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 13 septembre dernier, c'est RTE qui avait &#233;t&#233; condamn&#233;e pour &#234;tre entr&#233;e dans une parcelle sans toutes les autorisations administratives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tribunal de Coutances (Manche) a mis son jugement en d&#233;lib&#233;r&#233; au jeudi 13 d&#233;cembre 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir le reportage de St&#233;phanie Vinot et Jo&#235;l Hamard&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Intervenants : R&#233;gis Paingt, le propri&#233;taire, et Me Gervais-Marie Doutresoulle avocat de R&#233;gis Paingt)&lt;/p&gt;
&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;440&quot; height=&quot;249&quot; src=&quot;http://api.dmcloud.net/player/embed/4f3d114d94a6f66945000325/50c0d19a9473990dd302c7f4/1a4acf5114e848d39836e5f0164a2d0d?exported=1&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Article Ouest-France&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;THT : la bataille du pyl&#244;ne 114 continue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nouvel &#233;pisode opposant RTE et une famille de Saint-Martin-d'Aubigny hier au tribunal de Coutances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne les compte plus. Le dossier Paingt est revenu une nouvelle fois devant le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s, &#233;galement pr&#233;sident du tribunal de Coutances. Pour rappel, le fond de l'affaire (la l&#233;galit&#233; ou non de l'acc&#232;s &#224; une propri&#233;t&#233; pour RTE sans l'accord du propri&#233;taire) a &#233;t&#233; repouss&#233; en juin. Le pr&#233;fet conteste en effet la comp&#233;tence du juge et a fait appel au tribunal des conflits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier, l'affaire portait donc sur une plainte de RTE contre R&#233;gis Paingt, fils de la propri&#233;taire de la parcelle. Par sa pr&#233;sence sur place, celui-ci s'&#233;tait oppos&#233; au chantier de montage du pyl&#244;ne 114 le 26 septembre. Un pyl&#244;ne dont a appris hier qu'il avait &#233;t&#233; vandalis&#233; le week-end dernier. Des mains inconnues ont d&#233;viss&#233; des boulons et des parties m&#233;talliques ont &#233;t&#233; sectionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_934 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L400xH267/tht_150-95d02.jpg' width='400' height='267' alt='JPEG - 29.2&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;gis Paingt, attaqu&#233; par RTE, et son avocat Me Marie-Doutressoulle, &#224; la sortie du tribunal.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;12 000 &#8364; demand&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; l'augmentation des occupations de chantiers, le pr&#233;sident du tribunal de Coutances avait pris une ordonnance interdisant l'acc&#232;s aux sites, sous peine d'astreinte de 2 000 &#8364; par heure. Me Tannier demande donc une amende de &#171; 12 000 &#8364;. Il est rest&#233; six heures sur place, rapporte l'avocat de RTE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La THT est une ligne d'int&#233;r&#234;t public, il est interdit de p&#233;n&#233;trer en zone de chantier. Il s'agit l&#224; d'une violation assum&#233;e et revendiqu&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Me Marie-Doutressoulle ne l'entend pas de cette oreille. &#171; Cette ordonnance ne vise pas les propri&#233;taires. RTE en d&#233;tourne le sens &#187;, objecte l'avocat de R&#233;gis Paingt. Il demande donc une r&#233;tractabilit&#233; de cette ordonnance, autrement dit qu'elle ne s'applique pas dans ce cas pr&#233;cis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Auparavant, l'avocat de RTE avait propos&#233; un report de la d&#233;cision du juge. &#171; Pourquoi attendre ?, s'&#233;tonne l'avocat de la partie adverse. En fait, RTE craint une d&#233;cision d&#233;favorable qui ferait d&#233;sordre. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;cision sera rendue jeudi 13 d&#233;cembre. En attendant, il manque toujours deux pyl&#244;nes de la nouvelle ligne haute tension dans la Manche : au Chefresne et &#224; St-Martin-d'Aubigny.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christophe LECONTE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ouest-France, le 7/12/2012&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tendanceouest.com/saint-lo/actualite-45457-la-tht-encore-attaquee-.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Article Tendance-Ouest&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La THT encore attaqu&#233;e !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un pyl&#244;ne de RTE pris pour cible, il y a quelques jours &#224; Saint- Martin d'Aubigny. Le collectif Stop castor serait &#224; l'origine de ce d&#233;boulonnage. Une partie des &#233;l&#233;ments m&#233;talliques du pyl&#244;ne ont &#233;galement &#233;t&#233; sci&#233;s et tordu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une action r&#233;v&#233;l&#233; ce matin par RTE au cours de l'examen d'un recours d&#233;pos&#233; par l'entreprise devant le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s du Tribunal de Coutances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s de Coutances a par ailleurs examin&#233; ce matin cette affaire opposant RTE, constructeur de la THT au fils de la propri&#233;taire d'un terrain de Saint Martin d'Aubigny sur lequel doit &#234;tre &#233;rig&#233; l'un des pyl&#244;nes de la tr&#232;s haute tension Cotentin Maine. Ce dernier se serait oppos&#233; au chantier. RTE lui r&#233;clame 12 000 Euros. Le tribunal rendra sa d&#233;cision dans une semaine...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Aucune cl&#244;ture mise en place par RTE n'a jamais &#233;t&#233; observ&#233; sur les lieux. Pourtant, l'avocat a signifi&#233; le contraire sous contr&#244;le d'un constat par huissier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il est question ici des chevaux, pour les employ&#233;s d'Omexom, ils avaient tout le n&#233;cessaire pour s'abreuver dans leurs v&#233;hicule.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&quot;aurait&quot; parce que malgr&#233; un constat d'huissier, ce dernier &#233;tant celui qui avait d&#233;j&#224; constat&#233; une cl&#244;ture made in RTE inexistante. L'avocat de RTE a signifi&#233; que cela avait eu lieu apr&#232;s une r&#233;union de Percy sous Tension sans qu'on comprenne bien s'il y avait lien de cause &#224; effet. Tendance Ouest affirme qu'il s'agit du collectif Stop Castor.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ZAD Notre Dame des Landes A&#233;roport - Lettre ouverte &#224; Mr le Pr&#233;fet</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/ZAD-Notre-Dame-des-Landes-Aeroport.html</link>
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		<dc:date>2012-10-20T20:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>postmaster</dc:creator>



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&lt;p&gt;Non, Mr le Pr&#233;fet, votre violence n'a rien d'une &#171; riposte gradu&#233;e &#187; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous vous vantez ce matin de rester mod&#233;r&#233; dans l'usage de la violence que vous faites. C'est vrai que vos sup&#233;rieurs nous ont d&#233;j&#224; montr&#233; au Chefresne &#224; quel point vos forces de l'ordre sont capables de faire autant de bless&#233;s en tr&#232;s peu de temps. 3 bless&#233;s graves, dont l'un a perdu son &#339;il depuis, un de plus pourrait on dire malheureusement, et 25 blesses l&#233;gers en quelques minutes. Tout cela pour le simple fait d'avoir voulu d&#233;boulonner (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Communiques-tracts-docs-.html" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s, CR, docs&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH41/arton442-af297.jpg&quot; width='150' height='41' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Non, Mr le Pr&#233;fet, votre violence n'a rien d'une &#171; riposte gradu&#233;e &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous vous vantez ce matin de rester mod&#233;r&#233; dans l'usage de la violence que vous faites. C'est vrai que vos sup&#233;rieurs nous ont d&#233;j&#224; montr&#233; au Chefresne &#224; quel point vos forces de l'ordre sont capables de faire autant de bless&#233;s en tr&#232;s peu de temps. 3 bless&#233;s graves, dont l'un a perdu son &#339;il depuis, un de plus pourrait on dire malheureusement, et 25 blesses l&#233;gers en quelques minutes. Tout cela pour le simple fait d'avoir voulu d&#233;boulonner symboliquement un pyl&#244;ne transportant une &#233;nergie nucl&#233;aire dont la dangerosit&#233; n'est plus &#224; prouver. Vous vous vantez de ne pas utiliser de flash-ball, en passant sous silence l'emploi de grenades assourdissantes qui ont tout autant de victimes &#224; leur actif. Vous envoyez l'arm&#233;e &#224; notre porte et vous vous permettez de nous pr&#233;senter comme des agresseurs. Vous osez nous demander ensuite de rester calmes, comme si vous n'&#233;tiez pas &#224; l'origine de cette agitation. Mr le Pr&#233;fet, vous &#234;tes sans aucun doute le plus grand hypocrite que la terre ait port&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous d&#233;noncer &#233;galement un soi-disant &#171; appel &#224; la lutte arm&#233;e &#187; dont nous serions les auteurs, ou tout du moins les relais. Vous rendez vous compte de l'&#233;normit&#233; de vos propos ? Savez-vous seulement ce qu'est un appel &#224; la lutte arm&#233;e ou prenez vous vos concitoyens pour des imb&#233;ciles ? Voyez vous en notre sein des personnes, fusils a la main, menacer vos sbires ? Avons nous demand&#233; &#224; celles et ceux qui nous soutiennent depuis l'ext&#233;rieur de plastiquer les h&#244;tels o&#249; dorment vos garnisons ? Mr le Pr&#233;fet, les mots qui sortent de votre bouche ont l'odeur d'un cadavre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me si vous le m&#233;riteriez tr&#232;s certainement, nous ne vous attaquons pas Mr le Pr&#233;fet. N'inversez pas les r&#244;les, c'est bel et bien nous qui sommes attaqu&#233;s actuellement ! C'est donc &#224; nous et seulement &#224; nous de parler de riposte gradu&#233;e...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous vous scandalisez pour un gendarme tr&#232;s l&#233;g&#232;rement bless&#233; (1 jour d'ITT) alors m&#234;me que nous comptions d&#233;j&#224; plusieurs bless&#233;s l&#233;gers en notre sein du fait de vos attaques incessantes contre nos lieux de vie. Vous venez jeter des gens &#224; la rue, d&#233;truire des maisons, passer la pelleteuse dans des jardins cultiv&#233;s qui nourrissent des dizaines de personnes. Vous d&#233;truisez m&#234;me les habitations situ&#233;es sur des terrains qui ne vous appartiennent pas encore et osez nous faire la morale sur le respect de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e ! Vous avez fait mettre le feu &#224; une cabane sans v&#233;rifier si des personnes s'y trouvaient encore ou non et vous refusez d'appeler cela un incident ou une bavure. Des enfants vivaient ici auparavant, venez donc leur expliquer votre geste. Venez donc leur expliquer en face que la violence ne vient pas de votre c&#244;t&#233;. Franchement, Mr le Pr&#233;fet, n'avez vous pas honte ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, Mr le Pr&#233;fet, le plus violent pour nous, ce n'est pas de perdre nos maisons. Nous sommes autonomes, nous les reconstruirons en moins de temps qu'il ne vous a fallu pour monter cette op&#233;ration. Nous avons appris &#224; vivre sans argent, sans t&#233;l&#233; et sans d&#233;pendance &#224; la consommation d&#233;mesur&#233;e qui alimente votre syst&#232;me &#233;conomique. Nous produisons notre pain, notre lait, notre &#233;lectricit&#233;, nos l&#233;gumes et notre viande et construisons nous m&#234;mes nos habitats. C'est peut &#234;tre cela qui vous insupporte le plus, la d&#233;monstration qu'il est possible de s'affranchir de l'emprise de l'Etat que vous repr&#233;sentez et du capitalisme que repr&#233;sente ici Vinci et ses partenaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui alimente notre col&#232;re et nous rend plus que jamais d&#233;termin&#233;s &#224; r&#233;sister et &#224; rester ici, ce n'est pas la destruction violente de nos maisons. C'est la destruction de notre maison &#224; toutes et tous, notre terre, l&#224; o&#249; vivent nos enfants. Vos enfants aussi habitent cette plan&#232;te, Mr le Pr&#233;fet. Voyez nous nous soucions d'eux plus que vous apparemment. Un jour vous devrez leur expliquer pourquoi votre carri&#232;re a &#233;t&#233; plus importante pour vous que leur futur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous arrivez avec votre arm&#233;e et vos machines de destruction pour saccager un bocage qui est &#224; la fois une des plus importantes r&#233;serves d'eau de la r&#233;gion et l'habitat d'esp&#232;ces en voie de disparition. C'est aussi des terres agricoles qui nourrissent vos concitoyens depuis des centaines d'ann&#233;es. L'argent ne se mange pas Mr le Pr&#233;fet ! Au nom de la sacro-sainte fuite en avant que vous d&#233;nommez &#171; croissance &#187;, vous d&#233;truisez le seul h&#233;ritage de valeur que nous avons encore pour les g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est &#233;vident que notre seul tort est en r&#233;alit&#233; de refuser le monde que vous nous imposez. Un monde st&#233;rile nourrit d'OGM et de virtualit&#233;, o&#249; la terre est maintenue en vie artificielle &#224; coup de produits chimiques. Ce n'est pas ce que nous appelons le progr&#232;s !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous souffrons de voir la terre mourir de votre soif d&#233;mesur&#233;e d'argent et de pouvoir. C'est pour cela que nous r&#233;sistons. C'est pour cela que quelle que soit l'ampleur de la violence que vous exercerez, nous ne partirons pas. C'est pour cela que nous continuerons &#224; nous battre ! Si nous ne le faisons pas, qui le fera &#224; notre place ? Certains disent qu'il est d&#233;j&#224; trop tard. Nous refusons de le croire et tant qu'il restera ne serait ce qu'une lueur d'espoir, alors nous continueront de jeter toutes nos forces dans la bataille !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'avons pas de t&#233;l&#233;visions pour endormir nos cerveaux et faire taire nos consciences. Nous refusons de r&#233;duire au silence la rage sourde qui nous habite face au spectacle de l'humanit&#233; qui s'autod&#233;truit, pour les seuls int&#233;r&#234;ts d'une classe dominante infiniment minoritaire. Nous ne pouvons vous laisser faire cela en restant impassibles, c'est trop nous demander. Nous avons depuis longtemps effac&#233; le mot r&#233;signation de notre dictionnaire face &#224; la violence de l'Etat et du capitalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors oui, Mr le Pr&#233;fet, si vous envoyez des machines d&#233;truire les seuls espaces de vie qu'il reste pour nos enfants, nous appelons en retour &#224; d&#233;truire ces engins de mort avant qu'il ne soit trop tard. Cela n'a rien d'une &#171; lutte arm&#233;e &#187;, Mr le Pr&#233;fet, mais tout d'une &#171; riposte gradu&#233;e &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un-e assi&#233;g&#233;-e qui r&#233;siste, Notre-Dame-Des-Landes, Le 20 octobre 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ligne THT : ce petit village normand qui r&#233;siste encore &#224; l'autoroute de l'&#233;lectricit&#233; - Article BastaMag</title>
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&lt;p&gt;Rien n'arr&#234;te &#171; le progr&#232;s &#187;. Surtout pas un maire ent&#234;t&#233;, une poign&#233;e de paysans d&#233;sesp&#233;r&#233;s, des riverains d&#233;senchant&#233;s et quelques dizaines de militants &#233;colos non violents. L'autoroute de l'&#233;lectricit&#233;, qui reliera le r&#233;acteur nucl&#233;aire EPR de Flamanville, dans la Manche, &#224; l'agglom&#233;ration rennaise, continue sa progression, inexorablement. A coup de pressions, de r&#233;pressions et de millions pour acheter l'opposition. Reportage &#224; Chefresne, en Normandie, dernier bastion de la r&#233;sistance &#224; la ligne THT.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Articles-de-presse-.html" rel="directory"&gt;Revue de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien n'arr&#234;te &#171; le progr&#232;s &#187;. Surtout pas un maire ent&#234;t&#233;, une poign&#233;e de paysans d&#233;sesp&#233;r&#233;s, des riverains d&#233;senchant&#233;s et quelques dizaines de militants &#233;colos non violents. L'autoroute de l'&#233;lectricit&#233;, qui reliera le r&#233;acteur nucl&#233;aire EPR de Flamanville, dans la Manche, &#224; l'agglom&#233;ration rennaise, continue sa progression, inexorablement. A coup de pressions, de r&#233;pressions et de millions pour acheter l'opposition. Reportage &#224; Chefresne, en Normandie, dernier bastion de la r&#233;sistance &#224; la ligne THT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autoroute de l'&#233;lectricit&#233;. Deux fois 400.000 volts. 420 pyl&#244;nes sur 163 kilom&#232;tres. La ligne doit acheminer l'&#233;lectricit&#233; produite par le futur r&#233;acteur nucl&#233;aire de Flamanville, dans la Manche, jusqu'&#224; l'agglom&#233;ration rennaise. Parmi les 64 communes concern&#233;es par le trac&#233; pr&#233;vu par RTE, la filiale d'EDF charg&#233;e du transport d'&#233;lectricit&#233;, la commune de Chefresne dans la Manche r&#233;siste &#224; cette ligne Tr&#232;s Haute Tension (THT), emp&#234;chant la poursuite des travaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dimanche matin, les opposants &#224; la construction de la ligne THT ont rendez-vous dans ce petit village de 310 habitants, au milieu des collines, des haies et des pr&#233;s. Les opposants au projet occupent depuis mars le bois de la B&#233;vini&#232;re, situ&#233; sur le trac&#233;. Des plateformes, pos&#233;es &#224; une dizaine de m&#232;tres de hauteur, entourent deux arbres. Au sol, des b&#226;ches, des panneaux, une toile de tente, une cabane. Et un escabeau sur lequel on grimpe pour apercevoir, &#224; travers les feuillages et les ronces, les trois pyl&#244;nes &#233;lectriques qui se dressent &#224; l'horizon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au menu de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, des nouvelles des &#171; copains &#187;, bless&#233;s lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, &#224; la fin du mois de juin, dans la commune voisine de Montabot. Lors d'un week-end de &#171; r&#233;sistance &#187;, en r&#233;action &#224; des provocations de certains opposants, des grenades explosives &#171; assourdissantes &#187; ont &#233;t&#233; utilis&#233;es par les forces de l'ordre. &#171; Normalement, ces grenades sont lanc&#233;es au sol, pour disperser la manifestation, explique un jeune. L&#224;, elles &#233;taient lanc&#233;es en tir tendu, vers nos t&#234;tes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marquer les corps et les esprits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bilan de l'affrontement : 25 bless&#233;s, dont deux graves. La plupart ont re&#231;u des &#233;clats de plastiques ou de m&#233;taux provenant des grenades. Et les bless&#233;s auraient attendu les secours pendant une heure : le v&#233;hicule m&#233;dicalis&#233; &#233;tait bloqu&#233; par les gendarmes &#224; une dizaine de m&#232;tres du camp&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Lors du proc&#232;s d'un militant accus&#233; d'avoir bless&#233; un gendarme mobile, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une force disproportionn&#233;e, pour marquer les corps et les esprits. Car depuis six ans, des riverains luttent pour &#233;viter la construction de la ligne THT. A coup de proc&#233;dures judiciaires, de recours devant le Conseil d'&#201;tat et d'arr&#234;t&#233;s municipaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Claude Bossard &#233;tait, jusqu'au mois de mai, maire du Chefresne. En 2008, il a r&#233;dig&#233;, avec son conseil municipal, un arr&#234;t&#233; de police afin de pr&#233;venir des risques sur la sant&#233; de ses habitants. &#171; En tant que maire, nous avons l'obligation de prot&#233;ger nos habitants &#187;, explique-t-il. Le Maire du Chefresne a notamment invoqu&#233; la Charte de l'environnement, &#224; valeur constitutionnelle, pour interdire la construction de la ligne &#224; moins de 500 m&#232;tres des habitations et 300 m&#232;tres des stabulations. Dans la foul&#233;e, 45 communes (sur les 64 impact&#233;es par le trac&#233; de la THT) suivent cet exemple. R&#233;ponse des tribunaux administratifs : c'est l'&#201;tat et non le maire qui est comp&#233;tent dans ce domaine. Tous les arr&#234;t&#233;s municipaux sont cass&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rondes d'h&#233;licopt&#232;res et contr&#244;les policiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous, sauf un. Celui du Chefresne. &#171; Le d&#233;lai de deux mois &#233;tait d&#233;pass&#233; quand la pr&#233;fecture s'en est rendu compte &#187;, raconte Jean-Claude Bossard. Le maire peut alors invoquer son arr&#234;t&#233; municipal, quand les travaux sont entam&#233;s, d&#233;but juin. &#201;charpe autour du cou, le maire se fait alors arr&#234;ter pour obstruction de la voie publique. Il est plac&#233; en garde &#224; vue et subit 12 heures d'interrogatoire. &#171; Ce qu'on voulait, c'&#233;tait me mettre la pression. &#187; Il est aussi consid&#233;r&#233; comme le chef de fil des opposants au projet. C'est lui le propri&#233;taire du bois de la B&#233;vini&#232;re, que la ligne doit traverser et qui est occup&#233; par les opposants (&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xrcvut_anti-tht-le-maire-du-chefresne-50-en-garde-a-vue_news&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;voir la vid&#233;o de l'arrestation&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Claude Bossard et sa famille subissent une pression polici&#232;re de plus en plus pesante. Au bout de son chemin, les gendarmes stationnent et les contr&#244;lent presque &#224; chaque passage, de jour comme de nuit. Dans le ciel, un h&#233;licopt&#232;re effectue r&#233;guli&#232;rement des rondes. &#171; Lors d'une f&#234;te de famille, les gendarmes sont venus contr&#244;ler tout le monde, &#224; cinq estafettes, et un h&#233;licopt&#232;re au-dessus de nous &#187;, raconte-t-il. Il a &#233;galement re&#231;u des menaces de mort : &#171; On m'a dit qu'on allait s'occuper de mon cas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;100 millions d'euros pour acheter l'opposition&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite &#224; son arrestation, le maire de Chefresne a d&#233;cid&#233; de d&#233;missionner. Par solidarit&#233;, son conseil municipal l'a suivi, except&#233; un conseiller. De nouvelles &#233;lections municipales se sont d&#233;roul&#233;es le 9 septembre. Les nouveaux &#233;lus pourront d&#233;cider de continuer l'opposition &#224; la ligne THT. Ou accepter la grosse subvention allou&#233;e par RTE, en contrepartie des &#171; dommages &#187; esth&#233;tiques et mat&#233;riels provoqu&#233;s par la ligne. Dans le cadre du Plan d'accompagnement au projet (PAP), le Chefresne s'est vu proposer pr&#232;s de 200.000 euros contre l'acceptation de la ligne. Une somme &#233;norme pour une commune dont le budget annuel avoisine les 150 000 euros. &#171; Nous avons r&#233;uni la population, lors d'une de nos r&#233;unions de d&#233;mocratie participative qui pr&#233;c&#232;dent les conseils municipaux &#187;, relate Jean-Claude Bossard. La somme a &#233;t&#233; refus&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Chefresne d&#233;cide alors de monter un projet alternatif, et d'installer des panneaux photovolta&#239;ques sur l'&#233;glise du village. Une garantie de vente d'&#233;lectricit&#233; de 200 000 euros, r&#233;partie sur 20 ans. Sur les 45 communes qui &#233;taient oppos&#233;es au lancement du projet, seules cinq ont refus&#233; les subventions PAP. &#171; On la surnomme la ligne T'es achet&#233; &#187;, souligne Jean-Claude Bossard. Au total, 100 millions d'euros sont distribu&#233;s par RTE, pour faire accepter le projet. Soit environ 50% du co&#251;t de construction de la ligne&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Le co&#251;t total du projet est de 343 millions d'euros, comprenant 200 millions (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans le langage de l'entreprise, ce sont des &#171; mesures de r&#233;duction ou de compensation des impacts du projet sur l'environnement &#187;. Mais l'environnement ne signifie pas la sant&#233; de l'homme. Pas question, pour RTE, d'&#233;voquer ou de reconna&#238;tre le moindre souci sur la sant&#233; des humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des champs magn&#233;tiques dangereux pour la sant&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Pourquoi d&#233;penser autant d'argent s'il n'y a pas de dangers sanitaires ?, s'interroge Jean-Claude Bossard. Depuis le d&#233;but, nous r&#233;clamons une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique sur les effets de la THT. &#187; En France, une telle &#233;tude n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e. Les conclusions de l'enqu&#234;te publique, en 2006, appelaient &#224; la r&#233;alisation d'une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique. Mais le projet a ensuite &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; d'utilit&#233; publique. Et les cons&#233;quences sanitaires de la THT sont devenues secondaires&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;RTE tente de rassurer : &#171; Apr&#232;s plus de trente ans de recherche, la position de la communaut&#233; scientifique est claire, les champs &#233;lectromagn&#233;tiques g&#233;n&#233;r&#233;s par les lignes &#224; haute tension n'ont pas d'impact prouv&#233; sur la sant&#233; humaine &#187;, affirment Philippe R&#233;my, directeur du Projet Cotentin-Maine et Jean-Michel Ehlinger, directeur d'am&#233;nagement&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='RTE a accept&#233; de r&#233;pondre &#224; nos questions, mais par courriel, faute de (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. RTE entreprend d'ailleurs de casser les &#171; id&#233;es re&#231;ues &#187; dans de petits clips vid&#233;os, sur son site internet La Clef des Champs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des informations contredites par des sp&#233;cialistes des ondes &#233;lectromagn&#233;tiques. Les appareils &#233;lectrom&#233;nagers &#233;mettent des champs semblables &#224; ceux de la ligne ? &#171; Contrairement aux lignes &#233;lectriques, nous ne passons pas 24h sur 24 &#224; proximit&#233; du rasoir, de la cafeti&#232;re ou du grille-pain, explique Catherine Gouhier, secr&#233;taire du Centre de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur les rayonnements &#233;lectromagn&#233;tiques (Criirem). L'OMS d&#233;clare que &#171; les champs magn&#233;tiques induits d'extr&#234;mement basse fr&#233;quence [sont] potentiellement canc&#233;rig&#232;nes &#187;, note Catherine Gouhier. Et &#171; l'exposition aux lignes &#233;lectriques est passive et sur une longue dur&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des agriculteurs soumis &#224; une clause de confidentialit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2008, le Criirem a r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te sur les effets de la THT, en &#233;tudiant les conditions de vie de riverains d'une ligne. 2000 foyers r&#233;partis sur 160 communes ont &#233;t&#233; interrog&#233;s. Irritabilit&#233;, &#233;tat d&#233;pressif, vertiges, maux de t&#234;te, sommeil perturb&#233;&#8230; La sant&#233; de ceux qui vivent &#224; proximit&#233; des lignes est impact&#233;e. Les exploitations agricoles sont elles aussi touch&#233;es : &#171; Quatre fois plus de nervosit&#233; et trois fois plus d'h&#233;sitation chez les bovins, comportements de fuite, deux fois plus d'irr&#233;gularit&#233; de production laiti&#232;re &#187; &#224; proximit&#233; des lignes que dans une zone non expos&#233;e (&lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/Resultat-de-l-enquete-citoyenne.html&quot; class='spip_out'&gt;lire l'enqu&#234;te&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thierry Charuel est un agriculteur sp&#233;cialis&#233; dans la production de lait, au Mesnil Th&#233;bault, dans le sud de la Manche. Son enclos de vaches laiti&#232;res est situ&#233; &#224; 60 m&#232;tres d'une ligne THT de 400.000 volts, construite au d&#233;but des ann&#233;es 80. D&#233;faillance de son robot de traite, inflammations mammaires, cellules dans le lait rendant sa consommation impossible, probl&#232;mes de reproduction : l'agriculteur estime &#234;tre touch&#233; de plein fouet par les courants &#233;lectriques qui partent de la ligne THT. Il &#233;value ses pertes &#224; 50 000 euros par an.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2004, dans le cadre du Groupe permanent sur la s&#233;curit&#233; &#233;lectrique (GPSE&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Cr&#233;&#233; en 1999, le GPSE a permis de compenser les pertes des agriculteurs (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), mis en place par le minist&#232;re de l'Agriculture pour accompagner les &#233;leveurs, il fait appel &#224; RTE pour adapter son b&#226;timent. L'entreprise lui conseille des am&#233;nagements, comme l'isolation des sols pour &#233;viter les remont&#233;es de courant ou l'installation d'une cage de Faraday, une enceinte qui prot&#232;ge des nuisances &#233;lectriques. Il re&#231;oit plusieurs centaines de milliers d'euros, entre 2004 et 2010, pour les travaux d'am&#233;nagement. Mais en signant cette convention avec RTE, l'agriculteur est contraint d'accepter une clause de confidentialit&#233;. Laquelle l'emp&#234;chait de communiquer l'existence des probl&#232;mes sanitaires sur les animaux&#8230; sans autorisation de RTE. L'argent contre le silence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suicides, liquidations judiciaires, pressions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de 2010, le GPSE a progressivement disparu. Et les aides se sont &#233;vanouies, constate Thierry Charuel, qui a d&#233;cid&#233; d'attaquer RTE en justice. &#171; Si RTE m'avait dit, en 2003, que l'ensemble des probl&#232;mes ne serait pas r&#233;gl&#233;, on aurait construit ailleurs, et pas &#224; cet endroit, &#187; assure l'agriculteur. &#171; Tout est fait pour nous faire craquer, ajoute-t-il. RTE trouve sans cesse une nouvelle faille pour nous faire porter la responsabilit&#233; des pertes d'exploitation. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si tous n'osent pas aller sur le terrain judiciaire, de nombreux agriculteurs sont dans le m&#234;me cas que Thierry Charuel. Certains sont plac&#233;s en liquidation judiciaire, d'autres sont contraints d'arr&#234;ter. Quelques-uns mettent fin &#224; leurs jours, explique Fran&#231;ois Dufour, exploitant agricole et vice-pr&#233;sident (EELV) de la R&#233;gion Basse-Normandie&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Lettre adress&#233;e &#224; plusieurs ministres, le 18 juin 2012' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; D'autres n'ont pas &#233;tabli le lien direct entre la proximit&#233; de la ligne THT et les diff&#233;rents probl&#232;mes qu'ils rencontrent sur leur troupeau &#187;, &#233;crit-il. Beaucoup, aussi, n'osent pas faire part de leurs difficult&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; On se sent m&#233;pris&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Si les animaux sont malades, pourquoi les hommes n'auraient-ils aucun probl&#232;me ? &#187;, s'interroge Marie-Laure Primois, dont la maison et la ferme seront entour&#233;es de huit futurs pyl&#244;nes. Elle a toujours refus&#233; de donner son accord &#224; RTE. &#171; On se sent m&#233;pris&#233;s, pas &#233;cout&#233;s. Nous avons rempli deux cahiers pour l'enqu&#234;te publique qui pr&#233;c&#233;dait la mise en servitude (la possibilit&#233; pour RTE d'intervenir sur des terrains priv&#233;s). Nous n'avons jamais eu les conclusions de l'enqu&#234;te publique. &#187; La veille de la manifestation de Montabot, des h&#233;licopt&#232;res n'ont pas cess&#233; de survoler leur maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pression polici&#232;re, St&#233;phane Godreuil la subit depuis plusieurs mois d&#233;j&#224;. Il habite &#224; quelques encablures du bois de la B&#233;vini&#232;re. Et &#224; 110 m&#232;tres d'un pyl&#244;ne. L'armature de m&#233;tal se dresse en surplomb de sa maison. Un autre pyl&#244;ne devrait bient&#244;t sortir de terre &#224; une centaine de m&#232;tres. La future ligne traversera son terrain. Les arbres ont d&#251; &#234;tre abattus. Son &#233;pouse souffre d'un cancer. Le professeur qui la suit lui a simplement conseill&#233; de partir, &#171; de se trouver un petit coin tranquille &#187;, afin d'&#233;viter l'impact moral et physique de la ligne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les gendarmes nous &#233;pient avec des jumelles &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le couple a donc d&#233;cid&#233; de mettre en vente leur maison. A moins de 100 m&#232;tres, RTE leur aurait rachet&#233; leur bien, revendu ensuite en dessous des prix du march&#233;, &#224; de nouveaux propri&#233;taires s'engageant &#224; ne pas poursuivre l'entreprise pour d'&#233;ventuels probl&#232;mes sanitaires. Mais le trac&#233; de la ligne a &#233;t&#233; pens&#233; pour racheter un minimum de maisons. A 110 m&#232;tres, donc, le couple doit se d&#233;brouiller. &#171; Du fait de la pr&#233;sence de la ligne, le prix de vente est d&#233;j&#224; inf&#233;rieur de 30% &#224; la valeur de la maison &#187;, indique St&#233;phane Godreuil. Les acheteurs potentiels sont pr&#233;venus par l'agent immobilier. Quand ceux qui sont tout de m&#234;me int&#233;ress&#233;s d&#233;couvrent le pyl&#244;ne, la plupart repartent sans visiter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand St&#233;phane Godreuil s'approche du pyl&#244;ne pour entretenir son terrain, les gendarmes d&#233;barquent illico. Ils sont alert&#233;s par les soci&#233;t&#233;s de surveillance, embauch&#233;s par RTE pour prot&#233;ger les pyl&#244;nes. &#171; On est &#233;troitement surveill&#233;s, raconte-t-il. Au d&#233;but, on rigolait des contr&#244;les des gendarmes. Puis c'est devenu g&#234;nant quand on s'est aper&#231;u qu'on nous &#233;piait avec des jumelles. On nous met la pression. &#187; La veille de la manifestation, les gendarmes sont venus le voir pour essayer de lui soutirer des informations. &#171; Ils m'ont d&#233;conseill&#233; d'y aller, me disant qu'ils allaient proc&#233;der &#224; des arrestations, que les sanctions seraient lourdes &#187;, raconte-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;boulonner ou scier les pyl&#244;nes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De semaine en semaine, la r&#233;pression s'intensifie. Une liste de 16 suppos&#233;s &#171; leaders &#187; de la contestation circulerait parmi les forces de l'ordre. De plus en plus d'opposants sont d&#233;f&#233;r&#233;s en justice. Trois personnes, cit&#233;es dans un article de journal, ont &#233;t&#233; perquisitionn&#233;es. Et une ordonnance punit tout rassemblement aupr&#232;s d'un pyl&#244;ne d'une astreinte de 2000 euros par heure et par personne. Les actions symboliques sont donc rendues tr&#232;s difficiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la place, les sabotages se multiplient. D&#233;boulonner les pyl&#244;nes &#8211; quand RTE ne les a pas soud&#233;s. Ou scier les bras de fer. Des moyens de faire perdre de l'argent &#224; la filiale d'EDF pour esp&#233;rer &#234;tre entendus. &#171; Les co&#251;ts aujourd'hui constat&#233;s restent marginaux par rapport au co&#251;t global du projet, assure RTE. Ils ne sont pas de nature &#224; d&#233;s&#233;quilibrer l'&#233;conomie du projet. &#187; Mais pour que la construction continue, il faudra traverser le bois, d&#233;loger les opposants du haut des plateformes. Une derni&#232;re bataille, pour l'honneur, avant que l'autoroute de l'&#233;lectricit&#233; ne poursuive son chemin. Sauf contre-ordre de l'&#201;tat. Craignant des affrontements avec les forces de l'ordre, les opposants ont d&#233;cid&#233;, d&#233;but septembre, de ne plus occuper le bois que de fa&#231;on symbolique, mais d'arr&#234;ter d'y vivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Simon Gouin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.bastamag.net/article2582.html" class="spip_out"&gt;Article d'origine&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lors du proc&#232;s d'un militant accus&#233; d'avoir bless&#233; un gendarme mobile, l'urgentiste r&#233;gulateur du Samu qui est intervenu ce jour-l&#224; a &#233;galement d&#233;crit les demandes r&#233;p&#233;t&#233;es d'identit&#233;s des victimes par la pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le co&#251;t total du projet est de 343 millions d'euros, comprenant 200 millions d'euros pour la construction de la ligne, 47 millions d'euros pour la construction des deux postes &#233;lectriques, 96 millions d'euros de mesures de r&#233;duction ou de compensation des impacts du projet sur l'environnement (am&#233;nagements paysagers, plantations compl&#233;mentaires, mises en souterrain de lignes &#233;lectriques de tensions inf&#233;rieures&#8230; .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;RTE a accept&#233; de r&#233;pondre &#224; nos questions, mais par courriel, faute de temps...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cr&#233;&#233; en 1999, le GPSE a permis de compenser les pertes des agriculteurs touch&#233;s par la ligne THT. Cette initiative permet de financer les travaux d'am&#233;nagement, d'assurer un suivi sanitaire et de compenser les pertes d'exploitations&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre adress&#233;e &#224; plusieurs ministres, le 18 juin 2012&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Proc&#232;s de Coutances, ce 6 ao&#251;t, suite &#224; la manif du 24 juin 2012</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/Proces-de-Coutances-ce-6-aout.html</link>
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		<dc:date>2012-08-06T22:26:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Manche</dc:subject>
		<dc:subject>actions</dc:subject>
		<dc:subject>manifestation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Articles de Ouest-France :&lt;br class='autobr' /&gt;
Heurts de Montabot : les anti-THT &#224; la barre&lt;br class='autobr' /&gt; Les 80 militants ont pris place devant le tribunal d&#232;s 13 h.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de 80 militants &#233;taient pr&#233;sents, lundi 6 ao&#251;t, devant le tribunal de Coutances. Arriv&#233;s d&#232;s 13 h, ils ont d&#233;ploy&#233; plusieurs banderoles sur les &#233;chafauds du tribunal et mont&#233; un stand pour se restaurer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils &#233;taient venus soutenir un des leurs, pr&#233;sent&#233;s devant le tribunal pour violence aggrav&#233;e sur gendarme lors de la manifestation &#224; Montabot le 24 juin 2012. Le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Juridique-.html" rel="directory"&gt;(In)justice&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-Manche-+.html" rel="tag"&gt;Manche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-actions,58-+.html" rel="tag"&gt;actions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.stop-tht.org/+-manifestation-+.html" rel="tag"&gt;manifestation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Articles de Ouest-France :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Heurts de Montabot : les anti-THT &#224; la barre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_929 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L470xH311/120806204534949_67_000_apx_470_-c7919.jpg' width='470' height='311' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les 80 militants ont pris place devant le tribunal d&#232;s 13 h.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus de 80 militants &#233;taient pr&#233;sents, lundi 6 ao&#251;t, devant le tribunal de Coutances. Arriv&#233;s d&#232;s 13 h, ils ont d&#233;ploy&#233; plusieurs banderoles sur les &#233;chafauds du tribunal et mont&#233; un stand pour se restaurer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils &#233;taient venus soutenir un des leurs, pr&#233;sent&#233;s devant le tribunal pour violence aggrav&#233;e sur gendarme lors de la manifestation &#224; Montabot le 24 juin 2012. Le jeune homme de 24 ans, &#233;tudiant en philosophie a Brest, a r&#233;fut&#233; les faits de violence. Ses deux avocats avaient apport&#233; une dizaine de vid&#233;os et le t&#233;moignage d'un m&#233;decin urgentiste pour accentuer le plaidoyer sur la r&#233;action d&#233;mesur&#233;e des forces de l'ordre, provoquant une trentaine de bless&#233;s dont 3 graves. Le substitut du procureur a lui demand&#233; une peine de 8 mois d'emprisonnement pour participation active &#224; une action ayant entra&#238;n&#233; des violences sur deux gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;D&#233;p&#234;che AFP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ligne &#224; tr&#232;s haute tension : huit mois requis pour violence contre un opposant &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huit mois de prison ont &#233;t&#233; requis lundi contre un militant oppos&#233; au projet de ligne &#224; tr&#232;s haute tension Cotentin-Maine accus&#233; de violences contre les gendarmes le 24 juin lors d'une manifestation &#224; Montabot (Manche) qui avait donn&#233; lieu &#224; de vifs affrontements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tribunal correctionnel de Coutances a mis sa d&#233;cision en d&#233;lib&#233;r&#233; au 21 ao&#251;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tudiant breton de 24 ans &quot;&#233;tait bien dans le groupe participant aux violences (contre les forces de l'ordre le 24 juin ndlr). Il &#233;tait en premi&#232;re ligne (...) Il a &#233;t&#233; vu avec des pierres et autres objets (...)&quot;, a dit la substitut du procureur de la R&#233;publique &#224; Coutances Lydie Warolin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est toutefois &quot;pas &#233;tabli&quot; que le militant antinucl&#233;aire, d&#233;j&#224; condamn&#233; pour violence &#224; l'&#233;gard de personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique, soit directement responsable des deux bless&#233;s l&#233;gers, &#224; la main, recens&#233;s c&#244;t&#233; gendarmes ce jour-l&#224;, selon le parquet. L'un d'eux avait eu un jour d'ITT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parquet a aussi demand&#233; qu'il soit interdit au pr&#233;venu de se trouver dans les d&#233;partements o&#249; la ligne THT Cotentin-Maine est en construction (Manche, Mayenne, Ille-et-Vilaine, Calvados).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jeune homme ne reconna&#238;t pas les faits et dit avoir &#233;t&#233; muni seulement d'un b&#226;ton mais pour l'aider &#224; marcher dans les sentiers du bocage o&#249; se d&#233;roulait la manifestation. Il a admis avoir port&#233; masque &#224; gaz et lunettes de plong&#233;e &quot;pour se prot&#233;ger des gaz lacrimog&#232;ne&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses avocats ont demand&#233; la relaxe. Sur une video pr&#233;sent&#233;e au tribunal, &quot;on voit bien qu'il n'&#233;tait pas arm&#233;&quot; au moment de son interpellation, a plaid&#233; Me Gervais Marie-Doutressoulle. &quot;On veut en faire un bouc &#233;missaire (...) dans un pays o&#249; le fait d'&#234;tre contre le nucl&#233;aire est suspect&quot;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Vingt cinq &#224; trente bless&#233;s, dont trois graves (c&#244;t&#233; militants), c'est peanuts compar&#233; aux entorses aux doigts des gendarmes ?&quot;, a demand&#233; l'avocat accusant le parquet d'immobilisme, devant une salle d'audience bien remplie. La police a compt&#233; 70 militants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Mais c'&#233;tait les forces du d&#233;sordre public ce jour l&#224;. Pourquoi une telle r&#233;pression au beau milieu du bocage ?&quot;, a-t-il interrog&#233; &#233;voquant un &quot;pi&#232;ge tendu aux militants par le pr&#233;fet et le commandant de gendarmerie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;fense a appel&#233; &#224; la barre le m&#233;decin qui &#233;tait charg&#233; d'organiser les secours au SAMU ce jour l&#224;, Damien Sineux. Selon lui deux des bless&#233;s graves sont loin d'avoir retrouv&#233; pour l'heure le plein usage d'un oeil et un troisi&#232;me devra patienter un an avant de retrouver la sensibilit&#233; de deux doigts d'une main apr&#232;s une op&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#233;decin qui est le beau-fr&#232;re d'un agriculteur interpell&#233; mardi au Chefresne (Manche) pour opposition aux travaux de la THT, a estim&#233; les blessures &quot;compatibles avec un tir tendu de grenade&quot; lacrymog&#232;ne. Aucune plainte n'a toutefois &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e contre les forces de l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 juin, opposants &#224; la ligne &#224; la THT et forces de l'ordre se sont affront&#233;s pendant moins d'une heure &#224; Montabot, o&#249; des centaines de militants avaient mont&#233; un &quot;camp de r&#233;sistance&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon la pr&#233;fecture, ces heurts n'avaient pas fait de bless&#233; grave, m&#234;me si un militant a &#233;t&#233; bless&#233; &#224; la t&#234;te selon elle. Il n'y avait eu qu'une interpellation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les opposants &#224; la THT, qui doit acheminer l'&#233;lectricit&#233; du r&#233;acteur EPR en construction &#224; Flamanville (Manche), redoutent les effets sur la sant&#233; dont sont soup&#231;onn&#233;es les lignes &#224; tr&#232;s haute tension.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Ce que les journalistes officiels ne disent pas :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des vid&#233;os ont &#233;t&#233; projet&#233;es, dans lesquelles on entend clairement de la part des gendarmes mobiles :&lt;br class='autobr' /&gt;
&quot;J'vais t'en shooter un, mon pote&quot; (un gendarme &#224; un de ses coll&#232;gues)&lt;br class='autobr' /&gt;
et &quot;tu vas ramasser, toi !&quot; (un gendarme &#224; la personne inculp&#233;e).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que les journalistes ne disent pas non plus :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il manquait une page (tr&#232;s importante) au dossier p&#233;nal dans la copie &#224; laquelle les avocats ont eu acc&#232;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Derri&#232;re l'urgence, la b&#234;tise. Retour sur le week-end de r&#233;sistance du Chefresne.</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/Derriere-l-urgence-la-betise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.stop-tht.org/Derriere-l-urgence-la-betise.html</guid>
		<dc:date>2012-07-06T19:29:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>postmaster</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avancer en ayant oubli&#233; sa t&#234;te c'est revenir en ayant perdu un bras.&lt;br class='autobr' /&gt;
Retour sur le week-end de r&#233;sistance au Chefresne&lt;br class='autobr' /&gt;
Laisser place &#224; la fragilit&#233; ou tout d&#233;truire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me suis fait tir&#233;e dessus par un flic. J'ai 15 impacts de m&#233;tal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a &#233;t&#233; sectionn&#233;, on a du op&#233;rer. Dans un an peut &#234;tre je retrouverai ses capacit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris pour qu'&quot;on&quot; ne puisse pas dire qu&quot;on&quot; ne savait pas. Qui veut (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Actions-.html" rel="directory"&gt;Actions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avancer en ayant oubli&#233; sa t&#234;te c'est revenir en ayant perdu un bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour sur le week-end de r&#233;sistance au Chefresne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laisser place &#224; la fragilit&#233; ou tout d&#233;truire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis fait tir&#233;e dessus par un flic.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai 15 impacts de m&#233;tal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a &#233;t&#233; sectionn&#233;, on a du op&#233;rer. Dans un an peut &#234;tre je retrouverai ses capacit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'&#233;cris pour qu'&quot;on&quot; ne puisse pas dire qu&quot;on&quot; ne savait pas. Qui veut savoir sait.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris pour qu'on arr&#234;te de nous censurer, frapper, enfermer, tuer derri&#232;re une soit disant d&#233;mocratie et un soit disant &#233;tat de droit.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays lointains et pauvres en se d&#233;charge l&#226;chement des questions r&#233;volutionnaires qui se posent en Tunisie, en Lybie, en Egypte, en Syrie ... disant qu'en France c'est pas la m&#234;me, qu'en France c'est diff&#233;rent, et m&#234;me pire...&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire parce qu''&#224; 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences polici&#232;res derri&#232;re des vitrines de mensonges et de propagande marchande.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire parce qu'il m'est insupportable de sentir cette boule d'angoisse dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et d'impuissance face au syst&#232;me policier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire faute hurler que &#231;a ne peut plus durer, et de prendre acte.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire parce que la libert&#233; dans la civilisation occidentale est un mensonges meurtrier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;crire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la r&#233;pression, sur nos luttes, sur les dangers du nucl&#233;aire, entre autre, sur la violence du syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette fois-ci, &#231;a s'est pass&#233; au Chefresne, une commune qui r&#233;siste &#224; l'implantation d'une ligne tr&#232;s haute tension de 170 km de long (cette ligne participe &#224; la cr&#233;ation d'un gigantesque r&#233;seau de circulation d'information mondial, avec non seulement vente d'&#233;lectricit&#233; mais aussi contr&#244;le des populations et automatisation de leurs &#233;changes avec l'administration centrale. Le courant &#233;lectrique sera produit par des &#233;oliennes en mer du Nord, par des centrales nucl&#233;aires comme l'EPR de Flamanville, mais aussi m&#233;caniquement par les trois r&#233;acteurs de Tricastin qui sont maintenant lib&#233;r&#233;s de l'alimentation &#233;lectrique de l'usine Eurodif qui a ferm&#233;e ; &lt;a href=&quot;http://antitht.noblogs.org/255&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://antitht.noblogs.org/255&lt;/a&gt; )&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais je porte en mois bien des bless&#233;s, bien des morts, bien des non dits, pas qu'en France, pas qu'ailleurs .&lt;br class='autobr' /&gt;
Je porte en moi des prisons pleines et je sais les impunit&#233;s &#224; r&#233;p&#233;tions pour les bourreaux l&#233;gitimes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Amin Bentounsi a &#233;t&#233; assassin&#233; le 21 avril par balle, dans le dos, et suite &#224; &#231;a des policiers manifestent arm&#233;s, en uniforme, revendiquant le droit de tuer en pr&#233;vention.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis leur mise en services le flash ball, les grenades assourdissantes et celles de d&#233;sencerclement ont fait beaucoup de bless&#233;s, des yeux perdus, des plaies, des handicaps, des morts ; personne n'a gagn&#233; devant la justice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais des villes de plus en plus s&#233;curitaires, un arsenal juridique de plus en plus liberticide, le perfectionnement du contr&#244;le de la population en m&#234;me temps que celui des fronti&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris parce que j'en ai marre qu'on me demande si &quot;&#231;a va&quot;. A ceux &#224; qui j'ai dit &quot;oui&quot;, la politesse ou l'habitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
bref.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous sommes fait tir&#233;s dessus sous des pyl&#244;nes THT qui pullulent dans la campagne, dans un d&#233;sastre mondial qui menace de p&#233;ter &#224; tout moment et dans lequel on nous voudraient civilis&#233;, passif. Nous, &#224; force, d&#233;poss&#233;d&#233;s de presque tout ; de notre histoire, de son sens, du langage, de l'information, de nos corps, de nos d&#233;sirs, de notre temps, de nos vies. Alors qu'on nous voudraient inoffensifs, craintifs, non violents, je ne veux pas qu'on me parle comme &#224; &quot;la malade&quot;, qu'on m'infantilise, qu'on me plaigne. J'ai besoin qu'on prenne soin des uns des autres, pour durer, j'ai besoin qu'on riposte aussi. J'ai besoin, pour gu&#233;rir, d'un syst&#232;me sans flics, sans pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, tenons compte des d&#233;g&#226;ts d'un fragment de guerre sociale explicite, de son lot de douleurs et de violence, mais n'abandonne pas, organisons nous. Ce qui ne tue pas rend plus fort parait-il, &#224; condition de ne pas se mentir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous voulez des d&#233;tails ? Les mass-m&#233;dias sont venus dans ma chambre d'h&#244;pital avant l'op&#233;ration. Un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste, pr&#233;sent sur le camps, avait t&#233;moign&#233; des violences polici&#232;res et de l'utilisation d'armes de guerre ( grenades de D&#233;-encerclement, grenade assourdissantes, gaz lacrymog&#232;ne, matraque...) laissant de nombreux bless&#233;s. Il avait &#233;t&#233; formidable sur le camps mais l&#224; il arrivait g&#233;n&#233; ; les mouches &#224; merde du pouvoir, autrement dit les journalistes, voulaient filmer les impacts de m&#233;tal dans les corps pour diffuser le t&#233;moignage. Pas d'image, pas de parole, c'&#233;tait leur chantage. Ils rest&#232;rent une heure dans la chambre, tentant de se d&#233;fendre de la bassesse de leur journaux (voir les revues de presse sur : &lt;a href=&quot;http://www.percysoustension.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.percysoustension.fr&lt;/a&gt; )et de leur d&#233;marche.&lt;br class='autobr' /&gt;
En voyant, sans surprise, ce qui en sort, un rectificatif s'impose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avanc&#233;e des travaux de la ligne rend plus qu'urgente et n&#233;cessaire une r&#233;sistance concr&#232;te et de termin&#233;e sur les infrastructures.&lt;br class='autobr' /&gt;
&quot;Il est maintenant &#233;vident et n&#233;cessaire, vu ce que nous imposent les pyl&#244;nes dress&#233;s sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l'envie en eux d'agir directement contre ce maillon faible de l'industrie nucl&#233;aire vu l'inacceptable r&#233;pression des opposants, les droits fondamentaux des personnes bafou&#233;s, les humiliations qu'inflige RTE &#224; la population.&quot; (extrait de l'appel tous au Chefresne, week-end de r&#233;sistance ; &lt;a href=&quot;http://www.stop-tht.org/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow'&gt;http://www.stop-tht.org/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces lignes participent &#224; la d&#233;possession de nos vies et s'imposent avec la m&#234;me arrogance et le m&#234;me fascisme que l'a&#233;roport &#224; Notre Dame des Lande, le tgv entre Lyon et Turin, la centrale &#224; gaz au Finist&#232;re, les &#233;co-quartiers dans nos villes gentrifi&#233;es ou encore que les prisons &#224; visages humains, belle image de l'hypocrisie du merdier actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors d'o&#249; vient la violence ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On le sait et on peut s'en indigner apr&#232;s coups, mais il est important de le rappeler : les appels publiques de rencontres ou d'action entra&#238;nent in&#233;vitablement un &#233;norme d&#233;ploiement du dispositif policier : Occupation polici&#232;re et militaire du territoire, contr&#244;le et fouilles de ceux qui y passent, surveillance (h&#233;licopt&#232;res, dispositif d'&#233;coute), renforts entra&#238;n&#233;s au terrain ( dans le cas du Chefresne, le Psig, les garde mobile de Blain, entra&#238;n&#233; sur la lutte de notre dame des landes). ILs &#233;taient plus de 500 arm&#233;s sous les pressions d'une pr&#233;fecture traumatis&#233;e par Valognes (ou la perte de la ma&#238;trise d'un territoire.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur volont&#233; semble clair : casser le mouvement, faire mal, physiquement et moralement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que les mass-media construisent m&#233;ticuleusement la figure du dangereux radical qui veut en finir (avec on ne sait quoi) et qui vient de loin pour &#231;a ( figure mena&#231;ante et compl&#232;tement d&#233;politis&#233;e), ils passent sous silence les luttes et la r&#233;pression croissante qu'elles subissent. Un territoire qui r&#233;siste est souvent occup&#233; militairement, comme on le voit au Chefresne, &#224; Notre Dame des Landes ou encore au Val de Suse ; Sur fond d'expropriation, d'expulsions se d&#233;roulent quotidiennement les pressions psychologiques, financi&#232;res, judiciaires et polici&#232;res. Derri&#232;re la soit disant libert&#233; de penser : l'interdiction d'agir. On nous tanne d'&#234;tre non violent sous une violence croissante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 juin, une manifestation est partie vers le ch&#226;teau d'eau, lieu de rencontres et de r&#233;sistances, expuls&#233; le mercredi 20 juin. Un autre cort&#232;ge, dont je faisait partie, est all&#233; en direction des pyl&#244;nes (deux debout et un encore au sol). Il est difficile de dire s'il faut d&#233;finitivement abandonner toute action de masse annonc&#233;e, si c'&#233;tait un casse pipe d'aller &#224; ce qui ne serait qu'affrontement anticip&#233; par des flics mieux &#233;quip&#233;s, de se dire que la peur l'envie d'annuler &#233;tait pr&#233;sente la veille et le matin et qu'elle &#233;tait peut &#234;tre sagesse. Il semble important de questionner nos mode de prise de d&#233;cision dans des moments d'urgence et de &quot;spectacle&quot; comme celui-ci. &quot;La marche pour l'honneur&quot; mentionn&#233; dans un retour (lien ci dessus) laisse un triste arri&#232;re go&#251;t de ces arm&#233;es de d&#233;ja-vaincus avan&#231;ant vers leur perte. &#202;tre transversales, impr&#233;visibles, inattendus pour ne pas devoir devenir force militaire&#8230; Un ami me dit apr&#232;s coup &quot; cette fois encore on est pas pass&#233; loin de la mort, un d'entre nous aurait pu y rester&quot;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la campagne grise de gaz nous n'avions pas le rapport de force ou l'intelligence n&#233;cessaire pour ne pas se faire repousser assez rapidement et violemment vers le camp. On entendait des d&#233;tonations, des cris et sur la derni&#232;re charge les regards que je croisais &#233;taient effray&#233;s ou souffrants. Les lignes de flics, en entendant &quot;il y a des bless&#233;s, du calme&quot; se sont mis a charger en gueulant et tirant. Apr&#232;s avoir eu l'impression de br&#251;ler, j'ai eu celle de perde mon bras, puis la peur qu'ils nous tirent dans le dos ou qu'ils arr&#234;tent. Quelqu'un m'a saisit et m'a sortie de l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
A ceux qui disent que la guerre est finie, je leur dis qu'elle est latente, cach&#233;e, mais qu'on peut compter nos morts, pour ne pas les oublier. Un opposant est pass&#233; il y a quelque ann&#233;es sous un train castor qu'il a voulu bloquer en s'encha&#238;nant sur la voie. D'autres y ont laiss&#233; leur tendons, brul&#233; par la disque use des flics qui voulaient les enlever, d'autres &#8230; la liste est incompl&#232;te. Combien de morts par le nucl&#233;aire, de Hiroshima &#224; Fukushima en passant par ceux qu'on cache chez nous, combien de tonnes de d&#233;chets qui s'entassent, combien d'irradi&#233;s, et combien de faux d&#233;bats d&#233;mocratiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;, c'&#233;tait une tente m&#233;dic pleine de bless&#233;s. Tristement mais efficacement les gestes et les r&#233;flexes se mettent en place : soigner dans l'urgence, ma&#238;triser sa douleur et accompagner celle des autres, &#233;vacuer malgr&#233; les barrages de polices, &#233;viter celui qui bloquaient l'acc&#232;s &#224; l'h&#244;pital de St-Lo, attendre d&#233;sesp&#233;r&#233;ment les pompiers bloqu&#233;s, subir la r&#233;quisition d'un de leurs v&#233;hicules pour &#233;vacuer un policier &#233;gratign&#233; au d&#233;triment d'une fille risquant de perdre la vue ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En arrivant &#224; l'h&#244;pital, je raconte tous &#231;a en montrant mon corps mutil&#233;. On s'indigne, on s'&#233;nerve, on d&#233;plore dans le service hospitalier pas familier des violences polici&#232;re de la France de 2012. Certains auraient voulu aller &#224; la manifestation mais travaillaient, certains m'ont dit en levant le poing de continuer la lutte, d'autres n'en revenait pas, quelqu'un m'a dit &quot;nous avons fait la guerre en Normandie, on sait ce que c'est&quot;. J'ai au t&#233;l&#233;phone un responsable de l'accessibilit&#233; des soins de l'h&#244;pital de St-Lo ( par rapport au barrage, deux fourgons et une lignes de garde mobile sur la route-sur la voie d'acc&#232;s au CHU). Je r&#233;p&#232;te, je dis que les pompiers n'arrivent pas &#224; acc&#233;der au camp, il me r&#233;pond qu'il fait ce qu'il peut. Il ajoute surtout qu'il re&#231;oit, depuis le matin, des pressions de la pr&#233;fecture pour avoir le nom et la nature des l&#233;sions des bless&#233;s du Chefresne. Il m'assure que le secret m&#233;dical ne permet aucune fuite. Je lui dit de tenir face aux pressions et je le remercie pour cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je serai transf&#233;r&#233;e et op&#233;r&#233;e. Je vous passe les moments o&#249;, dans cette chambre, j'ai eu l'impression d'&#234;tre en taule ou que j'ai craint l'arriv&#233;e des flics, les moments o&#249; l'&#233;tonnement des gens me donnait envie de leur dire mais ouvre les yeux et informe toi, l'inqui&#233;tude pour ceux rest&#233; au camps, l'envie de parler avec tous ceux qui ont v&#233;cu ce moment, l'envie de dire que je n'en veux qu'aux flics, l'envie de casser la t&#233;l&#233; ou d'occuper le plateau au moment des infos r&#233;gionales...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sais juste qu'un moment me hante ; cette heure enti&#232;re o&#249;, mon bras anesth&#233;si&#233; dans la salle d'attente du bloc op&#233;ratoire, je n'ai pu m'emp&#234;cher et m'arr&#234;ter de pleurer. Pas que mon bras, pas que ces &#233;clats, pas que le stress, mais la d&#233;tresse de se savoir partie prenante d'une guerre pacifi&#233;e et dont les raisons comme les cons&#233;quences ne resteront connus que d'un petit nombre de camarades, noy&#233;es dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai une grosse question dans la gorge, que faire maintenant par rapport &#224; cette violence polici&#232;re. Je sais que je n'ai rien &#224; attendre de cette justice de classe sinon une tribune ou une m&#233;diatisation du probl&#232;me. Et encore. Je la sais quotidienne cette violence. Je nous sais nombreux enrag&#233;s. Je nous sais un peu seuls et d&#233;munis aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; j'en profite pour affirmer que ce n'est pas &#234;tre violent que d'aller avec casque masque &#224; gaz et protection en manifestation, c'est la condition de notre survie physique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite qu'il nous faudra &#234;tre plus intelligents que la police, que leur juges, que leur infiltr&#233;s, que leur syst&#232;me de contr&#244;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pour finir que j'aimerai bien qu'on ne laisse pas faire parce que l'on sait, car &quot;qui &#231;a &#233;tonne encore&quot;, les violences polici&#232;res sont entr&#233;es dans la r&#233;alit&#233; et la banalit&#233; du politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Amal Bentounsi appelait &#224; un mouvement national contre le permis de tuer pour la police, j'appelle &#224; une insurrection internationale contre la police, ce qu'elle nous inflige, contre ce qu'elle d&#233;fend, contre ceux &#224; qui elle sert.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est facile d'&#233;crire mais on ne sait jamais que &#231;a soit lu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A bient&#244;t&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://nantes.indymedia.org/article/25907" class="spip_out"&gt;Issu de Indymedia Nantes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Normandie : un &#233;t&#233; sous haute tension - Article &quot;Le Canard encha&#238;n&#233;&quot; du 4 juillet 2012</title>
		<link>http://www.stop-tht.org/Normandie-un-ete-sous-haute.html</link>
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		<dc:date>2012-07-04T09:16:06Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Pr&#233;fet survolt&#233;, gendarmes nerveux, agriculteurs en col&#232;re et d&#233;boulonneurs &#224; l'ouvrage, l'installation de la ligne &#224; tr&#232;s haute tension fait des &#233;tincelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le chantier de l'EPR de Flamanville accumule les retards, les travaux de la ligne &#224; tr&#232;s haute tension (THT) charg&#233;e d'acheminer l'&#233;lectricit&#233; qu'il fournira (normalement) en 2017 ont commenc&#233; &#224; marche forc&#233;e au d&#233;but de l'ann&#233;e. Plus de 160 km ! Un pyl&#244;ne tous les 400 m&#232;tres environ ! Dans une r&#233;gion qui compte d&#233;j&#224; trois lignes de 400000 volts (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Articles-de-presse-.html" rel="directory"&gt;Revue de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L150xH143/arton437-78b8a.jpg&quot; width='150' height='143' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;fet survolt&#233;, gendarmes nerveux, agriculteurs en col&#232;re et d&#233;boulonneurs &#224; l'ouvrage, l'installation de la ligne &#224; tr&#232;s haute tension fait des &#233;tincelles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le chantier de l'EPR de Flamanville accumule les retards, les travaux de la ligne &#224; tr&#232;s haute tension (THT) charg&#233;e d'acheminer l'&#233;lectricit&#233; qu'il fournira (normalement) en 2017 ont commenc&#233; &#224; marche forc&#233;e au d&#233;but de l'ann&#233;e. Plus de 160 km ! Un pyl&#244;ne tous les 400 m&#232;tres environ ! Dans une r&#233;gion qui compte d&#233;j&#224; trois lignes de 400000 volts ! Visite au pays des pyl&#244;nes flambant neufs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;nes 102-105 , poste de transformation de Taute.&lt;/strong&gt; Le chantier de la ligne d&#233;marre ici, &#224; 60 km de Flamanville. Au pied d'un pyl&#244;ne, une &#233;quipe d'ouvriers fait une pause. A peine l'envoy&#233; du &#171; Canard &#187; leur a-t-il pos&#233; une question que surgissent les gendarmes : &#171; &lt;i&gt;Vos papiers !&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s un contr&#244;le d'une demi-heure, le voil&#224; invit&#233; &#224; d&#233;guerpir&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;ne 108.&lt;/strong&gt; A la suite d'un &#171; d&#233;boulonnage &#187; symbolique de pyl&#244;ne &#224; Saint-Martin-d'Aubigny, Michel Houssin, pr&#233;sident de l'association Marais sous tension, a &#233;t&#233; jug&#233; le 19 juin. RTE, filiale d'EDF charg&#233;e du transport de l'&#233;lectricit&#233;, demande 5000 euros de d&#233;dommagement : les 14 boulons devaient &#234;tre de qualit&#233;. Tout au long de la ligne, &#233;lus et associatifs ont d&#233;pos&#233; des recours en justice par dizaines (dont six devant le Conseil d'Etat), pour des raisons sanitaires et environnementales. Les blocages s'&#233;tant multipli&#233;s, depuis fin mars le tribunal de Coutances, sur requ&#234;te de RTE punit tout rassemblement sur le chantier d'une astreinte de 2000 euros par heure et par personne. Du coup, les sabotages nocturnes ont pris le relais : pyl&#244;nes sci&#233;s, sacs de ciment crev&#233;s, sables dans les r&#233;servoirs des engins&#8230; Sur le chantier, RTE met les bouch&#233;es doubles pour avoir fini &#224; la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;ne 205.&lt;/strong&gt; Au Guislain, village de 117 habitants, c'est plus calme. &#171; &lt;i&gt;On ne peut pas s'opposer &#224; l'Etat. L'argent est l&#224;, il faut le prendre&lt;/i&gt; &#187;, explique le maire. Sa commune qui re&#231;oit cinq pyl&#244;nes, touchera pas moins de 177000 euros. Rappel : la construction de la ligne co&#251;te 200 millions ; les &#171; mesures compensatoires &#187; s'&#233;l&#232;vent &#224; 100 millions. D'o&#249; son surnom : la &#171; ligne t'es achet&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;ne 207.&lt;/strong&gt; Une ferme de Maupertuis. &#171; &lt;i&gt;Ce qui m'int&#233;resse, ce n'est pas l'argent, c'est la sant&#233; et le paysage !&lt;/i&gt; &#187; t&#233;moigne un &#233;leveur qui &#233;copera bient&#244;t d'un pyl&#244;ne dans son paturage. Voil&#224; quatre ans, les associations du coin ont fait r&#233;aliser une &#233;tude sur les rayonnements &#233;lectromagn&#233;tiques qui montre, chez les riverains vivant &#224; moins de 300 m&#232;tres d'une THT, une nette augmentation des &#233;tats d&#233;pressifs, vertiges et insomnies ; le b&#233;tail, lui, souffre d'agressivit&#233;, de troubles de la croissance et d'infections mammaires. L'&#233;lectricien reconna&#238;t tacitement ces nuissances : il rach&#232;te les maisons (plus d'une centaine) se trouvant dans la bande des 100 m&#232;tres de part et d'autre de la ligne. Et, quand les &#233;leveurs se plaignent que leurs b&#234;tes sont malades, il leur fait signer des protocoles de recherche confidentiels. Si &#231;a ne s'arrange toujours pas, l'&#233;lectricien signe de gros ch&#232;ques : en 2007, Dominique Vaupr&#232;s, &#233;leveur de bovin particuli&#232;rement remont&#233;, a re&#231;u plus de 74000 euros d'indemnit&#233;s. &#171; &lt;i&gt; Le plus souvent, quand un &#233;leveur se plaint&lt;/i&gt;, explique Dominique Fourmont, &#233;leveur et membre de l'association Monderbr&#233;al, &lt;i&gt;RTE d&#233;p&#234;che un v&#233;to, qui examine l'&#233;levage et accuse d'abord le paysan de mal s'occuper de ses b&#234;tes.&lt;/i&gt; &#187; Oh, les vaches !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;nes 220-223.&lt;/strong&gt; Colline de Montabot. Deux h&#233;licopt&#232;res se relaient sur le chantier : l'un sert &#224; monter les pyl&#244;nes hauts de 50 m&#232;tres, l'autre &#224; surveiller les regroupements d'opposants. Dimanche 24 juin, quelques 500 manifestants antinucl&#233;aires ont &#233;t&#233; dispers&#233;s par autant de CRS &#224; coups de Flash-Ball, lacrymo et grenades. Bilan : 25 bless&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;ne 226.&lt;/strong&gt; D&#233;but juin, brandissant un arr&#234;t&#233; municipal interdisant les travaux sur sa commune, Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, tente de s'opposer au chantier de terrassement. Il est plac&#233; en garde &#224; vue. Il d&#233;missionne pour protester, suivi par le conseil municipal. Ils devront &#234;tre r&#233;quisitionn&#233;s pour tenir le bureau de vote lors des l&#233;gislatives. Cerise sur le pyl&#244;ne : l'association pour les espaces verts bio cr&#233;&#233;e par Bossard a &#233;t&#233; priv&#233;e de subventions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;ne 227.&lt;/strong&gt; Vision ubuesque : des gendarmes munis de longues-vues montent la garde au somment du ch&#226;teau d'eau du Chefresne. Lou&#233; par la municipalit&#233; aux opposants, ce b&#226;timent d&#233;safffect&#233; leur servait de QG jusqu'&#224; ce que , le 20 juin, Adolphe Colrat, pr&#233;fet de la Manche, prenne un arr&#234;t&#233; d'expulsion pr&#233;textant des &#171; &lt;i&gt;raisons de s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. A 5 heures du matin, les gendarmes d&#233;foncent la porte &#224; coup de b&#233;lier et chassent les occupants. Subtilit&#233; : l'arr&#234;t&#233; devant &#234;tre affich&#233; en mairie avant l'expulsion, les gendarmes avaient pris soin d'aller casser la vitrine municipale au milieu de la nuit pour y glisser le document&#8230; Deux plaintes ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es par le maire, l'une contre l'Etat, pour &#171; exc&#232;s de pouvoir &#187;, l'autre contre le pr&#233;fet et le commandant de gendarmerie, pour destruction de biens, effraction et atteinte &#224; la libert&#233; de r&#233;union.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pyl&#244;nes 547-552.&lt;/strong&gt; For&#234;t du Pertre, Ille-et-Vilaine. Pas de chance, ces pyl&#244;nes vont &#234;tre construits sur le p&#233;rim&#232;tre du captage d'eau de Vitr&#233;, 16000 habitants. Le 20 mars, l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS), d&#233;celant &#171; &lt;i&gt;un risque pour la ressource en eau&lt;/i&gt; &#187;, s'oppose &#224; la construction du pyl&#244;ne 547, &#224; cheval sur un drain. Une semaine plus tard, arri&#232;re toute ! L'ARS rend un avis favorable. La f&#233;e &#233;lectricit&#233; fait de ces miracles&#8230; La mairie de Vitr&#233; qui a d&#233;pos&#233; un recours pour exc&#232;s de pouvoir, a &#233;t&#233; d&#233;bout&#233; au nom de l' &#171; &lt;i&gt;int&#233;r&#234;t public&lt;/i&gt; &#187;. Le plus simple serait en effet que les Vitr&#233;ens d&#233;placent leur ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Base d'am&#233;nagement, Saint-Martin-des-Champs.&lt;/strong&gt; Rendez-vous t&#233;l&#233;phonique est pris avec le cerveau de la ligne THT, Jean-Michel Ehlinger. Mais l'envoy&#233; sp&#233;cial du &#171; Canard &#187; &#233;tant dans le coin, il d&#233;cide de faire un saut au quartier g&#233;n&#233;ral de RTE, dont une brochure vante la fa&#231;on dont elle &#171; &lt;i&gt;s'inscrit dans la continuit&#233; de la concertation de terrain&lt;/i&gt; &#187;. Le hic, c'est qu'il n'existe aucune adresse, juste une boite postale. Nous entrons au Grand Chien, modeste bar-pizzeria au bord de la route. Incroyable mais vrai : le QG de RTE se trouve ici m&#234;me, au premier &#233;tage du bar, auquel on acc&#232;de par une porte d&#233;rob&#233;e. La charg&#233;e de com' commence par essayer de nous enfumer : &#171; &lt;i&gt;La ligne servira &#224; l'&#233;olien offshore&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Voyant notre scepticisme, Ehlinger met fin &#224; l'entrevue : &#171; &lt;i&gt;RTE ne communique plus.&lt;/i&gt; &#187; D&#233;cid&#233;ment, le courant a du mal &#224; passer&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Professeur Canardeau&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Retour sur le camp des 22, 23 et 24 juin 2012</title>
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&lt;p&gt;Les revues de presse quasi-exhaustives sont sur : http://www.percysoustension.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais voici quelques retours.&lt;br class='autobr' /&gt;
En image d'abord (merci Skippy) :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, un texte anonyme, forc&#233;ment subjectif, mais int&#233;ressant :&lt;br class='autobr' /&gt;
Retour sur le week-end de r&#233;sistance au Chefresne 22-24 juin 2012&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 24 juin 2012 sur la commune de Montabot, Manche, nous avions donn&#233; rendez-vous aux forces de l'Ordre et notre invitation a bien fonctionn&#233; : elles &#233;taient l&#224;. L'assembl&#233;e du Chefresne avait d&#233;cid&#233; en mars d'organiser un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Actions-.html" rel="directory"&gt;Actions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les revues de presse quasi-exhaustives sont sur : &lt;a href=&quot;http://www.percysoustension.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.percysoustension.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais voici quelques retours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En image d'abord (merci Skippy) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_922 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH357/chefresne_0041-11069.jpg' width='500' height='357' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_923 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH323/chefresne_0019-f670d.jpg' width='500' height='323' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_924 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH314/chefresne_0028-78d9a.jpg' width='500' height='314' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_925 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH432/chefresne_0032-55def.jpg' width='500' height='432' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_926 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH354/chefresne_0033-fe9a5.jpg' width='500' height='354' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_927 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH263/chefresne_0030-4787e.jpg' width='500' height='263' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ensuite, un texte anonyme, forc&#233;ment subjectif, mais int&#233;ressant :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour sur le week-end de r&#233;sistance au Chefresne 22-24 juin 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 juin 2012 sur la commune de Montabot, Manche, nous avions donn&#233; rendez-vous aux forces de l'Ordre et notre invitation a bien fonctionn&#233; : elles &#233;taient l&#224;. L'assembl&#233;e du Chefresne avait d&#233;cid&#233; en mars d'organiser un week-end de r&#233;sistance au projet de ligne THT &#171; Cotentin-Maine &#187; actuellement en construction, avec pour ambition de cr&#233;er des &#171; interf&#233;rences sur la ligne &#187;. La commune du Chefresne r&#233;siste depuis le d&#233;but, depuis 2006 : elle ne veut pas de THT sur son territoire. Il y a parall&#232;lement, &#224; cette opposition officielle, une ribambelle d'actions qui ont &#233;t&#233; men&#233;es contre des pyl&#244;nes, du mat&#233;riel de RTE. Nous sommes venus soutenir ces &#171; rebelles &#187; car le probl&#232;me est mondial. Oui mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les massmedias oubliant syst&#233;matiquement le fond du probl&#232;me, nous sommes oblig&#233;s de rappeler syst&#233;matiquement qu'ils font partie int&#233;grante du r&#233;gime totalitaire dans lequel nous vivons. La soci&#233;t&#233; du spectacle et la manipulation de masse des opinions a succ&#233;d&#233; aux dictatures directes et brutales du Xx&#232; si&#232;cle. Il n'y a plus besoin de tuer des opposants politiques qui pensent autrement que le pouvoir central, il suffit de mentir partiellement sur eux dans les massm&#233;dias, de d&#233;tourner le sens de leurs actions et de leur paroles. Mentir partiellement est nettement plus efficace que mentir de mani&#232;re &#233;hont&#233;e. C'est encore ce qui s'est pass&#233; avec les articles de &#171; Ouest-France &#187; par exemple. Bien mal avis&#233; celui qui ne lit que cette presse de propagande du Pr&#233;fet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de r&#233;sistance, le Maire du Chefresne a fini par d&#233;missionner de son mandat, et ses conseillers aussi. La pression venant du Pr&#233;fet s'est accentu&#233;e au fur et &#224; mesure que la ligne se construisait. L'histoire du camp Gaulois qui r&#233;siste avec une potion magique, c'est de la bande-dessin&#233;e. Et l&#224;, on en est loin : l'avant-veille du camp, le 20 juin &#224; six heures du matin, des gendarmes mobiles ont d&#233;fonc&#233; la porte d'entr&#233;e du ch&#226;teau d'eau communal, ont violemment expuls&#233; les gens qui y dormaient puis ont confisqu&#233; le mat&#233;riel qui y &#233;tait entrepos&#233; : banderoles, affiches, tracts, ficelles, scotch. Un camion b&#226;ch&#233; est arriv&#233;, des militaires en sont descendus et ont investi le ch&#226;teau d'eau. Le Maire s'est alors rendu sur place avec son &#233;charpe tricolore, a expliqu&#233; que le b&#226;timent communal avait &#233;t&#233; l&#233;galement pr&#234;t&#233; &#224; une association &#171; loi 1901 &#187;, mais les nouveaux squatters sont rest&#233;s sur place. Il faut dire que d'en haut du ch&#226;teau d'eau, les forces de l'Ordre avaient une excellente vue sur le camp de resistantes, mais aussi sur les pyl&#244;nes 221, 222, et 223, situ&#233;s sur la colline en face, &#224; Montabot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au camp le samedi 23 juin apr&#232;s-midi, un adjoint du Maire du Chefresne est venu et s'est lanc&#233; dans un t&#233;moignage de leur combat pendant toutes ces ann&#233;es. Au bout de dix minutes &#224; revivre les &#233;pisodes de leur lutte, sa voix s'est &#233;trangl&#233;e lorsqu'il a voulu remercier les trois cents jeunes qu'il avait devant lui, d'&#234;tre venus les supporter. L'&#233;motion l'a emp&#234;ch&#233; d'en dire plus. Un &#233;leveur victime en 1981 de la construction de la premi&#232;re ligne THT en Cotentin a parl&#233; du combat qu'il m&#232;ne depuis, puisqu'il a toujours refus&#233; les sommes d'argent propos&#233;es par EDF et les cabinets minist&#233;riels en &#233;change de son silence. De la nature des sols d&#233;pend des ph&#233;nom&#232;nes d'induction qui perturbent les animaux. D&#232;s qu'une ligne THT appara&#238;t, les b&#234;tes souffrent. Mais sur 6000 &#233;leveurs en France, si 60 d'entre eux vendent leur exploitations pour la transformer en parcelle de c&#233;r&#233;ales &#224; cause de la ligne, l'Etat s'en contrefiche. La &#171; Justice &#187; a suivi, comme Himmler a suivi Hitler. Jamais un &#233;leveur n'a obtenu gain de cause face &#224; RTE, EDF et l'Etat : le juge oublie son devoir comme on efface la craie sur un tableau noir. Et l'on est cens&#233; oublier ce qui est pr&#233;sent&#233; comme des cas isol&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ligne THT Cotentin-Maine est le pur produit de la mafia des cupides-autoritaires qui organise le r&#233;gime totalitaire en France et ailleurs : cette ligne participe &#224; la cr&#233;ation d'un gigantesque r&#233;seau de circulation d'information mondial, avec non seulement vente d'&#233;lectricit&#233; mais aussi contr&#244;le des populations et automatisation de leurs &#233;changes avec l'administration centrale. Le courant &#233;lectrique sera produit par des &#233;oliennes en mer du Nord, par des centrales nucl&#233;aires comme l'EPR de Flamanville, mais aussi m&#233;caniquement par les trois r&#233;acteurs de Tricastin qui sont maintenant lib&#233;r&#233;s de l'alimentation &#233;lectrique de l'usine Eurodif qui a ferm&#233;e. On vient d'apprendre qu'il y a une ligne THT en pr&#233;vision dans le Pas de Calais, &#224; Arras. En Allemagne, pas moins de cinq lignes THT sont programm&#233;es pour &#233;vacuer l'&#233;lectricit&#233; des parcs &#233;oliens offshore de la mer du Nord vers toute l'Europe. La THT de Perpignan -enfouie- servira pour l'&#233;lectricit&#233; solaire venant du Sahara. Bref, les lignes THT sont des infrastructures juteuses qui font faire des sacr&#233;es affaires aux producteurs d'&#233;lectricit&#233; et de services d'acheminement d'information. La France, comme disait Talleyrand sous l'Empire, &#171; c'est une bonne affaire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant notre action, il n'&#233;tait bien s&#251;r pas question pour les forces de l'Ordre de nous laisser acc&#232;der aux pyl&#244;nes le jour pr&#233;vu. Ils ont donc encercl&#233; le camp d&#232;s le soir du 23 et il n'y avait aucune autre possibilit&#233; qu'une rencontre frontale. A Valognes, le 23 novembre 2011, quelques enfants de la libert&#233; avaient pu acc&#233;der aux voies de chemin de fer pour saboter la ligne SNCF et rabattre le caquet &#224; Areva et son papa l'Etat en retardant le d&#233;part du train de nuclear marchandizing vers l'Allemagne. A Montabot le 24 juin 2012, il n'y avait qu'une seule issue dans le bocage normand : les pierres contre les grenades, une marche pour l'honneur. Avec deux bless&#233;s &#224; l'oeil et deux &#224; la jambe, plus un jeune arr&#234;t&#233; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; tabass&#233;, le bilan est honn&#234;te car il faut bien reconna&#238;tre que s'ils avaient voulu l'alourdir, ils auraient pu : une vingtaine de gendarmes mobiles ont repouss&#233; deux cent cinquante manifestants jusque dans leur camp, les bronches pleines de gaz &#171; CS &#187;, &#224; la limite de l'asphyxie. Ils avaient de quoi les exterminer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup de lecteurs se poseront la question de l'inconscience : &#224; quoi cela sert-il de caillasser pour caillasser ? Il nous appara&#238;t que parmi les diff&#233;rentes mouvances qui refusent le r&#233;gime totalitaire, celles qui pr&#244;nent l'action directe, la violence, la clandestinit&#233;, ont pu avoir du cr&#233;dit dans ce qui s'est pass&#233; &#224; Montabot. Le dilemme se posait en 1941-1943 en France occup&#233;e : les actions violentes des FTPF semblaient d&#233;mesur&#233;ment faibles vu l'effet produit sur l'adversaire. Si la violence est en soi condamnable, il faut comparer celle produite par les enfants de la libert&#233; &#224; Montabot en 2012, &#224; celle perp&#233;tr&#233;e en permanence par l'Etat et ses myriades d'entreprises cupides-autoritaires : la fabrique de l'exclusion sociale et de la pr&#233;carit&#233; au service de la baisse du co&#251;t du &#171; travail &#187;, le ch&#244;meur ou le fain&#233;ant comme nouveau &#171; juif &#187; &#224; culpabiliser, d&#233;noncer et discriminer. Une fois qu'on a vu mais surtout v&#233;cu la violence institutionnelle, on trouve que lancer une pierre sur une cohorte de professionnels de la guerre, c'est peu de choses, m&#234;me si cela n'a rien de glorieux car nous sommes tous fait pareils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous savons que les forces de l'Ordre nous fichent et qu'elles n'h&#233;siteront pas &#224; nous arracher &#224; nos vies sur terre si nous venions &#224; obtenir un cr&#233;dit aupr&#232;s des gens. Notre seul espoir &#224; tous, par-del&#224; les fronti&#232;res, c'est qu'une grande masse parvienne &#224; r&#233;aliser dans quel monde elle vit, prenne conscience de sa vie. Ceci afin de faire tomber la main-mise des massm&#233;dias sur le cerveau qui annule les informations des organes sensitifs comme l'&#233;blouissement de la pleine lune, la fra&#238;cheur de la mare, le claquement d'un bec sur l'&#233;corce, les paroles des vieux, la courbe d'un nu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la lecture de ce compte-rendu, nous pensons avoir fait passer l'essentiel : notre d&#233;termination n'a fait que grandir, s'affermir sur le camp de r&#233;sistance du Chefresne. Nous appelons &#224; l'utilisation de la diversit&#233; pour construire un mouvement d'une ampleur consid&#233;rable dont la base ne devra jamais c&#233;der un pouce de terrain ni &#224; la soci&#233;t&#233; nucl&#233;aire et son monde, ni au gouvernement repr&#233;sentatif, dont les deux organes &#8211; la pyramide des &#233;lus et la pyramide des fonctionnaire- organisent l'impuissance politique du peuple avec l'instrument des massm&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stop-nucleaire31.org/spip.php?article97&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Enfin, 2 articles :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La Manche Libre (en ligne) le 24 juin 2012 au soir :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;THT : heurts violents avec les forces de l'ordre &#224; Montabot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_928 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.stop-tht.org/local/cache-vignettes/L500xH238/36734-88316.jpg' width='500' height='238' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &quot;week-end de r&#233;sistance&quot; &#224; la ligne THT Cotentin-Maine a &#233;t&#233; marqu&#233;, dimanche 24 juin par des heurts violents avec les forces de l'ordre, &#224; Montabot dans le centre Manche.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ''week-end de r&#233;sistance'' &#224; la ligne THT Cotentin-Maine et au nucl&#233;aire en g&#233;n&#233;ral a rassembl&#233; environ 450 personnes les samedi 23 et dimanche 24 juin &#224; Montabot, petite commune rurale du centre Manche proche de Percy... et de la commune du Chefresne, qui fait figure maintenant de haut lieu de l'opposition &#224; la THT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche en d&#233;but de matin&#233;e, les militants anti-THT, qui avaient prot&#233;g&#233; les acc&#232;s &#224; leur camp, am&#233;nag&#233; dans une vaste prairie, avec de tr&#232;s gros rondins de bois, se sont dirig&#233;s vers un pyl&#244;ne de cette future ligne avec l'intention de proc&#233;der &#224; son d&#233;boulonnage symbolique. Alors qu'ils &#233;taient en vue de ce pyl&#244;ne, les militants expliquent qu'ils ont &#233;t&#233; charg&#233;s tr&#232;s violemment par les gendarmes mobiles, pr&#233;sents massivement pr&#232;s du camp et sur la plupart des routes menant &#224; Montabot ainsi qu'au ch&#226;teau d'eau du Chefresne, dor&#233;navant sous haute surveillance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les forces de l'ordre, elles ont &#233;t&#233; la cible de jets de projectiles, d'o&#249; la charge et l'utilisation de gaz lacrymog&#232;nes et de grenades. Toujours est-il qu'&#224; l'issue de ces heurts violents deux manifestants ont &#233;t&#233; s&#233;rieusement touch&#233;s, dont l'un &#224; l'oeil, ce qui lui a valu d'&#234;tre transport&#233; au CHU de Caen. Le second, moins s&#233;rieusement bless&#233;, a &#233;t&#233; dirig&#233; vers l'h&#244;pital M&#233;morial de Saint-L&#244;. De son c&#244;t&#233;, un gendarme mobile a &#233;t&#233; touch&#233; &#224; la main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contr&#244;les d'identit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au passage, les pompiers appel&#233;s aupr&#232;s des militants bless&#233;s auraient eu du mal &#224; se rendre aupr&#232;s d'eux. Sur place, les manifestants allant et venant aux alentours du camp ont fait syst&#233;matiquement l'objet de contr&#244;les d'identit&#233;. Venue au Chefresne en d&#233;but d'apr&#232;s-midi, Isabelle Attard, nouvelle d&#233;put&#233;e (Europe Ecologie Les Verts) de Bayeux, s'est d&#233;clar&#233;e ''choqu&#233;e par ce d&#233;ferlement de violence polici&#232;re'', dont elle a inform&#233; le cabinet de Manuel Valls, le ministre de l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En compagnie de Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, de Fran&#231;ois Dufour, vice-pr&#233;sident (EELV) du conseil r&#233;gional et de deux conseill&#232;res r&#233;gionales (EELV) B&#233;reng&#232;re Dauvin et Clara Osadtchy, Isabelle Attard s'est rendue dans le bois du Chefresne o&#249; des militants anti-THT occupent la cime de plusieurs arbres avant de se diriger, ceinte de son &#233;charpe, vers le ch&#226;teau d'eau d'o&#249; elle est repartie &#224; l'issue d'un face &#224; face avec les forces de l'ordre. La d&#233;put&#233;e de Bayeux a termin&#233; son d&#233;placement par le camp de Montabot, que les militants anti nucl&#233;aire &#233;taient en train de quitter.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;France-Soir (ave AFP), le 25 juin 2012&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Normandie : Une manifestation contre une ligne &#224; haute tension d&#233;rape&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;put&#233;e EELV du Calvados Isabelle Attard demande la mise en place d'une &quot;m&#233;diation&quot; apr&#232;s une manifestation qui a mal tourn&#233; dimanche contre une ligne &#224; tr&#232;s haute tension.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche, de vives &#233;chauffour&#233;es ont &#233;clat&#233; lors d'une manifestation contre la ligne &#224; tr&#232;s haute tension (THT) Cotentin-Maine en Basse-Normandie, conduisant &#224; des affrontements entre la police et les manifestants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;put&#233;e EELV du Calvados Isabelle Attard a demand&#233; lundi &#171; une m&#233;diation &#187; apr&#232;s cet &#233;v&#233;nement. &#171; Il y a une v&#233;ritable urgence &#224; la mise en place d'une m&#233;diation pour apaiser la situation et retrouver les conditions d'un dialogue d&#233;mocratique respectueux des citoyens &#187;, a estim&#233; la d&#233;put&#233;e dans un communiqu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux bless&#233;s graves&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les heurts se sont d&#233;roul&#233;s dimanche &#224; Montabot (Manche), dans le bocage normand, aux abords d'un camp qui a rassembl&#233; jusqu'&#224; 300 manifestants selon la police, 600 selon les militants. Trois manifestants, &#171; deux gri&#232;vement bless&#233;s &#224; la t&#234;te et un atteint par des &#233;clats de grenades sur l'ensemble du corps &#187;, &#233;taient toujours hospitalis&#233;s lundi apr&#232;s-midi, selon un porte-parole du collectif anti-THT joint par l'AFP. Au total, 25 personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es, selon cette source. Un militant de 24 ans, plac&#233; en garde &#224; vue dimanche, a par ailleurs &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233; lundi et plac&#233; sous contr&#244;le judiciaire, a-t-on appris aupr&#232;s de son avocat, Me Gervais Marie-Doutressoulle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon la sous-pr&#233;f&#232;te de Coutances Anne Frackowiak-Jacobs, dimanche, les forces de l'ordre avaient r&#233;pondu &#171; aux agressions des manifestants par des tirs de gaz lacrymog&#232;ne et de flashball &#187;. Quatre gendarmes avaient &#233;t&#233; l&#233;g&#232;rement bless&#233;s. La pr&#233;fecture de la Manche n'a pas &#233;t&#233; en mesure lundi de fournir de nouvelles pr&#233;cisions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; choqu&#233;e, comme les m&#233;decins pr&#233;sents sur le camp de Montabot, par l'utilisation de moyens de r&#233;pression disproportionn&#233;s (grenades, flashball), par le nombre de bless&#233;s (dont deux personnes gravement atteintes &#224; la t&#234;te) &#187;, a r&#233;agi lundi Mme Attard. &#171; On observe un d&#233;calage sid&#233;rant entre la d&#233;marche ferme mais pacifique des habitants et des &#233;lus de la r&#233;gion, et la quantit&#233; de gendarmes d&#233;ploy&#233;s sur ce secteur de la Manche, faisant passer l'ensemble des militants anti-THT pour de dangereux terroristes. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chronique d'un &#233;tat nucl&#233;aire &#224; l'&#233;poque du &#171; changement &#187;</title>
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&lt;p&gt;Depuis d&#233;cembre 2011, l'administration fran&#231;aise, RTE et son chapelet de sous-traitants ont lanc&#233;, dans la plus grande tradition oligarchique de la r&#233;publique fran&#231;aise, les travaux de la ligne tr&#232;s haute tension Cotentin-Maine, sens&#233;e raccorder le futur r&#233;acteur EPR au reste du monde. Depuis, des centaines de riverains, soutenus par de non moins nombreux opposants &#224; une soci&#233;t&#233; nucl&#233;aire, ont d&#233;cid&#233; de s'opposer physiquement &#224; l'avanc&#233;e des travaux, dernier recours pour tenter de mettre un terme &#224; cette (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.stop-tht.org/-Communiques-tracts-docs-.html" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s, CR, docs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis d&#233;cembre 2011, l'administration fran&#231;aise, RTE et son chapelet de sous-traitants ont lanc&#233;, dans la plus grande tradition oligarchique de la r&#233;publique fran&#231;aise, les travaux de la ligne tr&#232;s haute tension Cotentin-Maine, sens&#233;e raccorder le futur r&#233;acteur EPR au reste du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, des centaines de riverains, soutenus par de non moins nombreux opposants &#224; une soci&#233;t&#233; nucl&#233;aire, ont d&#233;cid&#233; de s'opposer physiquement &#224; l'avanc&#233;e des travaux, dernier recours pour tenter de mettre un terme &#224; cette expropriation de nos vies.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'ensemble du parcours de la THT a connu, sur des modes tr&#232;s vari&#233;s, les affres de cette col&#232;re l&#233;gitime, depuis 5 mois Le Chefresne, commune du Sud-Manche, est l'endroit o&#249; cette r&#233;sistance est manifestement la plus active. La d&#233;termination de ses habitants, maire en t&#234;te, n'y est pas pour rien. L'assembl&#233;e du Chefresne, regroupement circonstanci&#233; d'une centaine d'individus, y a d'ailleurs pris ses quartiers, dans l'espoir d'amplifier la lutte &#224; c&#244;t&#233; des riverains et des multiples associations constitu&#233;es tout le long du trajet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le chantier continue quotidiennement &#224; &#234;tre perturb&#233;, l'assembl&#233;e du Chefresne a voulu appeler &#224; un week end de r&#233;sistance les 22, 23 et 24 juin 2012, afin d'amplifier la lutte et donner du courage &#224; tous les riverains, parfois isol&#233;s, et garder intact la d&#233;termination &#224; en finir d&#233;finitivement avec cette THT (et son monde).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que cet appel a &#233;t&#233; lanc&#233;, la situation a chang&#233;. Pas tant sur un aspect paysager, m&#234;me si nous vivons comme un cr&#232;ve-coeur chaque nouveau pyl&#244;ne &#233;difi&#233;, mais bien plus par l'occupation polici&#232;re et militaire dont fait l'objet le territoire de la ligne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si depuis le mois de mars nous assistions &#224; une mobilisation polici&#232;re inou&#239;e &#224; l'occasion de chaque action publique, celle-ci n'a longtemps montr&#233; que peu de d&#233;termination &#224; emp&#234;cher les interf&#233;rences sur les chantiers, si ce n'est &#224; nous dissuader par leur simple pr&#233;sence. Depuis quelques jours, le vent du &#171; changement &#187; a touch&#233; le Cotentin. L'arsenal r&#233;pressif dont l'&#233;tat fran&#231;ais a toujours su faire usage, notamment quand il s'agit de s'en prendre &#224; son industrie nucl&#233;aire, fonctionne &#224; plein r&#233;gime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mi-mai, garde &#224; vue de 4 personnes, donnant lieu &#224; l'inculpation de 3 personnes pour qui la gendarmerie essaye de fabriquer des figures d'organisateurs de la mobilisation de Valognes fin novembre 2011 tentant de perturber la circulation des d&#233;chets radioactifs. Proc&#232;s le 9 octobre 2012 &#224; Cherbourg.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Courant mai, une forte hausse des convocations et arrestations a &#233;t&#233; observ&#233;e, y compris pour des &#171; affaires &#187; plus anciennes comme l'action publique de d&#233;boulonnage du 11 mars 2012 ou l'occupation, fin avril et d&#233;but mai, d'une maison rachet&#233;e par RTE &#224; ND de Cenilly.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que d&#232;s le mois de mars, suite &#224; une action de d&#233;boulonnage publique &#224; Saint Martin d'Aubigny le 18 mars, une personne &#233;tait arr&#234;t&#233;e et convoqu&#233;e au tribunal pour le 19 juin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but juin, lors d'une action de soutien &#224; une famille en Mayenne qui refuse l'implantation d'un pyl&#244;ne sur son terrain, alors qu'une quarantaine de personnes occupe paisiblement la propri&#233;t&#233; de cette famille, les flics interviennent sans aucune raison (et en d&#233;pit de toute l&#233;galit&#233;) et expulse tout le monde avec la violence habituelle. Comme de coutume ces violences polici&#232;res donnent lieu &#224; une arrestation avec inculpation pour &#171; r&#233;bellion &#187;. Proc&#232;s &#224; Laval, le 23 ao&#251;t 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 5 juin 2012, l'incarnation du &#171; changement &#187; en personne d&#233;barque dans le Cotentin pour la comm&#233;moration du d&#233;barquement. Les &#233;lus du Chefresne, na&#239;vement mais avec une d&#233;termination qui leur colle &#224; la peau, tentent une entrevue avec le secr&#233;taire de l'Elys&#233;e. &#201;conduits, &#171; faute de temps &#187;, ils se retrouvent renvoy&#233;s &#224; prendre rendez-vous avec le pr&#233;fet. Mardi 5 juin &#224; 16h : entretien t&#233;l&#233;phonique avec le pr&#233;fet qui accepte de recevoir une d&#233;l&#233;gation le jeudi pour entendre la revendication de moratoire sur le chantier THT, &#224; l'instar de ce qui vient de se passer autour de l'a&#233;roport de Notre Dame des Landes. A peine raccroch&#233; le t&#233;l&#233;phone, alors que la r&#233;sistance au Chefresne avait emp&#234;ch&#233; jusque-l&#224; tout travaux sur la commune, les pelleteuses de terrassement d&#233;barquent au Chefresne accompagn&#233;es de leur habituel cort&#232;ge bleu fonc&#233;. Le rendez vous avec le pr&#233;fet est bien entendu caduque, il faudra faire face physiquement d&#232;s le mercredi matin. Une quarantaine de personnes, maire en t&#234;te, sont au rendez-vous pour tenter de s'opposer &#224; l'arriv&#233;e des machines. Le maire brandit son arr&#234;t&#233; municipal interdisant l'&#233;dification des pyl&#244;nes sur Le Chefresne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au bout de deux heures, les gendarmes l'embarquent et le mettent en garde &#224; vue, avec deux autres riverains, pour entrave &#224; la circulation, violence avec voie de faits. Deux autres personnes seront arr&#234;t&#233;es peu apr&#232;s. 5 gardes &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
vue en tout sans suite judiciaires &#224; ce jour. &#201;motion dans le village, chez les militants. Les m&#233;dias s'emparent de cet &#233;v&#232;nement, &#224; laveille des l&#233;gislatives. Le conseil municipal se r&#233;unit le vendredi soir et d&#233;cide unanimement de boycotter les &#233;lections pour refuser de cautionner cette dictature nucl&#233;aire. Alors que s'ensuivent des tractations avec la pr&#233;fecture pour que les &#233;lections soient prises en charge cette derni&#232;re, que le pr&#233;fet accepte s'entendant sur le principe de mise &#224; disposition du bureau, avec ouverture par le maire et fermeture par le premier adjoint, les gendarmes d&#233;barquent le samedi chez chacun des &#233;lus afin de les r&#233;quisitionner pour le lendemain, &#224; l'encontre, une fois de plus, de l'engagement du pr&#233;fet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Menace de 30 000 &#8364; d'amende pour le maire et 15 000 &#8364; pour le premier adjoint. Face &#224; ces trahisons, le conseil municipal d&#233;cide &#224; l'unanimit&#233; de d&#233;missionner, refusant de se coucher devant une telle dictature. Ils tiendront le bureau de vote sous la contrainte mais digne. Le harc&#232;lement n'ayant plus de limite, dimanche 10 juin 2012 &#224; 5h du matin, les gendarmes d&#233;barquent &#224; nouveau chez le maire. La salle du bureau de vote aurait &#233;t&#233; vandalis&#233;e. En fait, ce sont 5 communes, dont Le Chefresne, qui ont vu les serrures des bureaux de vote obstru&#233;es. La population non plus ne d&#233;sarme pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est maintenant &#233;vident et n&#233;cessaire, vu ce que nous imposent les pyl&#244;nes dress&#233;s sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l'envie en eux d'agir directement contre ce maillon faible de l'industrie nucl&#233;aire vu l'inacceptable r&#233;pression des opposants, les droits fondamentaux des personnes bafou&#233;s, les humiliations qu'inflige RTE &#224; la population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chacun, &#224; sa mani&#232;re, doit pouvoir trouver les r&#233;ponses pratiques &#224; opposer &#224; ce projet, avec un mot d'ordre commun, qui englobe toutes les formes d'actions possibles : faire taire les machines et stopper les travaux de la ligne THT Cotentin-Maine !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La solidarit&#233; est et sera notre atout majeur lors des prochains &#233;v&#232;nements qui &#233;branleront les travaux et les gestionnaires de la futur ligne THT.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une multitude de nuisances ayant pris diff&#233;rentes formes ont d&#233;j&#224; eu lieu contre ce projet. Elles sont toutes reproduisibles, populaires et d&#233;multipliables, pour peu qu'elles soient partag&#233;es, discut&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapport de force avec l'&#233;tat et donc RTE, qui maintenant est notre seul outil pour faire plier le pouvoir, sera d'autant plus efficace que nous serons nombreux &#224; crier notre rage, par-del&#224; les d&#233;sillusions du nouveau pouvoir en place, par-del&#224; nos diff&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; l'un des enjeux du camp anti THT : se retrouver, partager, &#233;changer sur les pratiques, se renforcer pour agir lors de la journ&#233;e d'action du dimanche 24 Juin, mais aussi bien &#233;videmment : d&#232;s maintenant et plus tard tout au long des 163 km de ligne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien n'est fait, tout se d&#233;fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui s'est d&#233;j&#224; jou&#233; depuis 6 mois sur le terrain n'est qu'un d&#233;but.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amplifions nos envies de r&#233;volte contre toutes les infrastructures et les projets d&#233;mentiels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vive la lutte anti THT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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